‹ L'Étiologie des Leuconychies PartiellesChapitre 13 sur 29 · Suivant le‘membre considéré. -— Les leuconychies par · texte numérisé non relu

Suivant le‘membre considéré. -— Les leuconychies par

| tielles sont plus fréquentes aux limbes des doigts de la

main qu’à ceux des orteils ; nous avons déjà vu, en effet, que les taches blanches unguénales apparaissaient surtout sur les limbes peu épais, irréguliers, koïlonychosiques à matrices hypoproductives.

La compression exercée par les chaussures rendant limbes des orterls épais, tectiformes accélèrent la kératinisa-

sation et dans cette matrice hyperproductive les leucony-

chies y trouvent un terrain peu propice ; les sillons trans-

versaux, troubles mécaniques de la kératinisation y sont au

contraire très fréquents, ainsi que l'atrophie nada

Il. Suivant l'âge et le sexe. — L'enfance et l'adolescence sont les deux époques de prédilection des ongles marbrés : : c'est chez eux qu’on les observe avec la plus grande fré-

quence. Au chapitre étiologique, nous verrons la part pré-

pondérante que prennent les processus déminéralisants sur ces « terrains en construction ».

La femme également est plus sujette que l'homme adulte à avoir des taches unguéales, ce qui tient aussi à la pârt des grands processus déminéralisants de sa vie gémitale, et aussi au terrain : à ses ongles, à limbes moins épais (de quelques 100° de millimètre) que ceux de l’homme, et plus soignés.

Nous verrons au chapitre étiologique que certains auteurs accordent aux soins exagérés des mains une part productrice dans l'apparition des marbrures ; nous verrons ce qu'il faut en penser.

L'adulte et le vieillard sont d'autant moins sujets à avoir des taches unguéales, qu'ils ont des occupations les éloignant des traumatismes matriciels, des limbes épais, et qu'ils n’ont

pas de crises de déminéralisation.

111. Suivant la profession. .— ]. HELLER! dans son livre sur les maladies des ongles attribue les leuconychies uniquement aux traumatismes. Cela « explique », dit-il, « pourquoi les ouvriers manuels en présentent si souvent ».

Après de nombreux examens d'ouvriers métallurgistes

s'étant traumatisés la matrice, nous n'avons constaté que très rarement — 2 fois pour 100 environ — J'apparition de taches blanches au niveau du limbe traumatisé.

Nous insisterons au chapitre étiologique sur nos constatations personnelles, complètement en désaccord avec celles de l'auteur allemand. Disons ici simplement que les professions manuelles entrainent des mains fortes et des limbes d’ autant plus épais qu’ ils sont soumis à es s pressions plus

rudes, à des frottements plus répétés. Les ouvriers ont, en général, des limbes épais et durs et sur leurs ongles traumatisés, on rencontre suivant le degré de la force vulnérante : des sillons transversaux, des bourrelets arciformes, ou des suffusions sous-limbiques. Plus tardivement, on rencontre des onychochizies avec ou sans hyperkératose SOUS-

unguéale, Mais très rarement, on rencontre des leuconychies.

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