‹ L'Étiologie des Leuconychies PartiellesChapitre 28 sur 29 · H. — AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX NEVROSES · texte numérisé non relu

H. — AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX NEVROSES

Les névrites périphériques s’accompagrent de troubles ‘trophiques du côté de la peau et des phanères. Selon que la nutrition unguéale est plus ou moins troublée, on observe des koïlonychies, des leuconychies, des onychorrhexis, des -ongles secs et cassants. |

BIELSCHOWSKY a rapporté l’observation de leuconychie

consécutive à un cas de névrite alcoolique.

Les leuconychies consécutives à l'intoxication arsenicale: ou mercurielle, celles même des diabètes graves sont imputables dans une certaine mesure à des lésions de névritespériphériques.

Bien plus fréquentes sont les observations de leucony-, chies dans les névroses dépressives. On les observe chez les. neurasthéniques vrais ou à phobies,

SABOURAUD conseille de ne jamais traiter à la légère les: neurasthénies qui s’accompagnent de marbrures des ongles. I1 s’agit d’un trouble nerveux durable qui s'appuie sur un: trouble organique sérieux, qui reste à caractériser : prétuberculôse le plus souvent.

Nous avons vu des leuconychiès chez une épileptique;. morte depuis de méningite tuberculeuse.

Nous en avons rencontré sur des limbes d’enfants choréiques, à diathèse rhumatismale si chargée ; elles corres-pondaient à une période dépressive marquée.

Nous avons déjà noté leur présence commune correspon--

dant aux oscillations de la maladie de BASEDOW. :

I. — ETATS PHYSIOLOGIQUES On observe enfin des leuconychies dans bon nombre d'états physiologiques, marqués par de la dépression, une hypotension plus ou moins nette, de la déminéralisation, marquée par de la polyurie avec une phosphaturie ne ou:

moins abondante.

C’est un symptôme qui s’observe éhé des surmenés. On:

: Ta noté dans le surmenage intellectuel, à la suite de veilles prolongées, dans la préparation intensive des concours ; dans le surmenage physique (TOUPET l’a observé sur des prisonniers de guerre),

On le rencontre aussi chez beaucoup de femmes perpé- ‘tuellement fatiguées, qui sont ou des insuffisantes ovariennes légères ou des prétuberculeuses. C’est une jésion banale <hez les habituées de sanatorium.

Elle s’observe encore dans la croissance hâtive de certains adolescents, marquant ou les crises d’insuffisance de leur minéralisation, ou la convalescence d’une des affections

aiguës si fréquentes à cet âge.

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