‹ L'Étiologie des Leuconychies PartiellesChapitre 6 sur 29 · B: =:STRÜCTURE ET HISTOLOGIE NORMALE 1° LIMBE · texte numérisé non relu

B: =:STRÜCTURE ET HISTOLOGIE NORMALE 1° LIMBE

a) Structure. = Isolé de ses adhérences, le limbe! revêt

l'aspect d’une lame rectangulaire, blanchâtre, transparente,

À élastique, à bords minces et tranchants. On lui considère

une racine, un. corps, une extrémité libre.

se

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La racine molle et flexible est irrégulièrement et finement dentelée. Le corps présente sur sa face convexe des stries longitudinales plus où moins marquées. Il présente sur sa face concave, qui adhère intimement au derme sous-unguéal, une série de crêtes divergentes de la lunule à l’extrémité libre. Ces crêtes sont séparées par des sillons dans lesquels s'engènent les crêtes de Henle; ces sillons sont criblés de petites dépressions correspondant aux saillies des

papilles unguéales.

&) Histologie; dérivant de l'épiderme le limbe, comme lui, se compose de deux couches : l’une superficielle cornée, l’autre profonde muqueuse.

La couche superficielle est constituée par deux assises de cellules : l'une la plus extérieure la couche cornée proprement dite, l’autre la zone transparente ou stratum lucidum ; les cellules de ces couches forment par leur tassement des lamelles stratifées, imbriquées, formées de cellules polygonales, aplaties, de 27 à 36 1/1000° de mm. La face profonde de la seconde couche possède des crêtes hyalines antéropostérieures pénétrant les sillons du corps muqueux de Malpighi.

La couche profonde comprend aussi en assises dé cellules : la première, le corps muqueux de Malpighi, est formée de cellules intimement unies entre elles, s’allongeant ou s’aplatissant au niveau du stratum lucidum, comblant

plus où moins les sillons longitudinaux qu’elles contribuent à former.

La deuxième assise est ste de la couche géné.

ratrice de l’épiderme. Très adhérente au.derme elle est constituée par des cellules nuclées, elliptiques ou prisma-

tiques. Toutes ces cellules renferment de la kératine.

2° DERME UNGUEAL

Le derme unguéal comprend trois portions : le manteau,

le lit, la rainure;

1° Le manteau ou derme sus-unguéal à la même composition histologique que le derme cutané en général, sa face

iñterne s'adapte à sa fonction génératrice du périonyx.

2° La rainure dans sa portion médiane et le lit dans sa portion la plus reculée constitue la matrice de l’ongle : ici le derme de nature fibreuse, à réseau élastique abondant, ne renferme plus de glandes; jes papilles disparaissent par places, étranglées dans un riche réseau vasculaire plexiforme. Ce réseau communique en arrière avec les anses vasculaires papilliformes émanées du réseau du manteau et en avant 1l forme de nouvelles anses sur le lit de l’ongle. Ces anses montent obliquement d’avant en arrière dàns les crêtes de Henle et possèdent de nombreuses anastomoses interorètes. Cette disposition vasculaire explique l’'anémie de la portion antérieure du lit quand on exerce des pressions sur l'extrémité libre de l’ongle. Notons encore l’extrême richesse des vaisseaux lymphatiques du lit, ce qui explique la fréquence des lymphangites dans cette région.

La coloration blanche de la portion lunulaire est l’objet de plusieurs interprétations :

2 pes

.Pour Ranvier, elle.est due à la présence de grandes cellules polymorphes, irrégulières, contenant des granulations de substances kératogènes. Pour Renaut des cellules chargées de pigments et de granulations réfringentes formeraient au niveau de la rainure et de la portion lunulaire du lit une aire elliptique Pour Curtiss dans la matrice définitive on trouverait encore du stratum granulosum, mais très modifié, au Leu d’ éléidine, il renferme de la substance onychogène réfringente. Cette absence d’ éléidine explique la conservation: des noyaux et l'absence d’exfoliation épidermique du limbe. :

Les taches blanches erratiques que nous étudions: ici, ayant la même coloration que la portion lunulaire, on con- çoit. l'importance. de leur histogénèse pour leur explication pathogénique. C'est à une dystrophie de la kératinisation due à de déminéralisation de l'organisme comme nous le verrons au chapitre pathogénique que nous attribuerons en.

fin de compte leur formation.

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