ACTE II. .S€È.\E X
CfltlH^rlne^ debout dans sa guérite^ suivant des yeux le factionnaire qui s^eloigne.
Il s'éloigne enfin î tant mieux!
(^Quittant sa guérite et se rapprochant de la tente.) On croirait qu'ils vont se battre Tant ils font de bruit... à deux.
(^Regardant par la J'ente de la toile, et apercevant Ekimonna et Nathalie.
Je le crois bien| (•/^vec indignation. J Ils sont quatre! QUINTETTE.
DaililOlvâtz, à Nathalie, en riant.
De ces rivaux jaloux le combat est jojeux î M*eterSj qui est placé entre les deux femmes. Mais je u'aurais pas fait comme eux!
Unissant dans la même ivresse Et la bouteille et ma maîtresse, J'aurais gardé toutes les deux !
(Passant chacun de ses bras autour de la taille d'Ekimonna et de Nathalie.) Ouij je cboisis toutes les deux!
(// les embrasse.) Catlierine^ en dehors de la tente, pousse un cri d'indignation. Ah! grands dieux |
ENSEMBLE
Catlierine. Péters et Daniloivifz*
C'en est fait! cet outrage O charmant badinage!
A jamais me dégage! Amour libre et volage,
N'écoutons que la rage Qui pour un jour engage
Qui déchire mon cœur! La tête et non le cœur!
Dans ma haine profonde, Beautés, reines du monde.
Qu'ici je le confonde, Que votre amour réponde
Et que le ciel seconde A l'ivresse profonde
Ma jalouse fureur! Dont je ressens l'ardeur!
£kiiiionna et IVatlialie.
Cessez ce badinage,
Non, vous serez \rolage!
Et jamais je n'engage
Ma raison ni mon cœur.
Je ne crains rien au monde,
Et, loin qu'on vous réponde,
Ma sagesse profonde
Défendra mon honneur!
(Catherine marche avec agitation de la tente à la guérite; puis au bout de quelques instants, comme ramenée malgré elle vers un spectacle dont elle ne peut détacher ses yeux, elle retourne vers la tente et regarde «ncore.)