ACTE III. SCÈNE Ut
OrltzeilkO^ avec tristesse.
Je crois que non !
DaililoivitZ; bas à Griizenkoj lui montrant le czar. Redoute sa colère.
Va-ten!
Ctritzenko^ naïvement.
Je comprends bien!... l'empereur est choqué De ce que, hëlasl je Tai manqué!
WerPej se levant hors de lui.
Crains mon courroux!... fuis de ces Jieux?
Grltzenko, allant au czar.
J^ai pourtant visé de mon mieux!
Ilaililoivitz^ bas à Grttzenko, quUl prend par le bras. Va-t'en! va-t'en! le czar est furieux!
Gritzenko^ avec bonhomie.
J'ai pourtant visé de mon mieux !
£n me disant:
Vive la discipline, Devant qui je m'incline!
Sa justice divine Est celle du canon, Qui, terrible à la rende, Au loin menace et gronde, £t frappe tout le monde Sans donner de raison.
ENSEMBLE
Pierre^ s'exaltant peu à peu. Danlloiwitz»
La fureur me domine! La fureur le domine!
Quoi! sa main assassine Une main assassine
A frappé Catherine! A. frappé Catherine!
O lâche trahison! Pour lui, point de pardon!
{•^vec désespoir,) (Montrant le czar,)
Ah! je perds tout au monde! Il n'aimait qu'elle au monde!
El la douleur profonde Et sa fureur qui gronde,
{^Montrant son cœur.) Redoutable et profonde,
Qui là.... s'agite et gronde Égare sa raison!
Egare ma raison !
{Exalté^ hors de lui ^ Pierre^ dont la colère s'est, pendant l'ensemble précédant, élevée au dernier degré, court saisir sa huche de charpentier^ et veut en frapper Gritzenko.) Danilo^l^itZ (se précipite entre eux, et arrachant au czar sa
hache qu'il jette au loin.) Quel aveugle courroux? Sire, daignez m'entendra?
(// lui parle à voix bahse et avec chaleur.)
CrPÎtzenko, à part.
Il dit pourtâut que l'empereur Est dans son jour de bonne humeur; J'ai bien fait de ne pas le prendre Dans un jour de mauvaise!
Pierre, allant à lui.
Écoute!
OritzenKo, immobile et portant la main à son shako.
Oui, Majesté!
Pierre,
Si ce jeune soldat, par ton arme ajusté N'existe plus!...
CirritKeill40, de même.
Oui, Majesté!
Pierre*
S^'il n'est pas retrouvé demain...
Oritzenico, de même.
Oui^ Majesté!
Pierre.
Je te fais fusiller, toi-même !..«
OritzeiikO, de même. Oui, Majesté!
Pierre* Fusillé!... tu comprends, j'espère?. . .
CrritzenKO; de même.
Oui, Majesté!
Pierre.
Et qu'en dis-tu?
Oritzeill40, de même.
Je dis. Sire, que c'est vexant, Que c^'est même contrariant!
Mais c'est égal!.,.
Vive la discipline, Devant qui je m'incline!
Sa justice divine Est celle du canon.
Qui, terrible à la ronde, Au loin menace et gronde £t frappe tout le monde Sans donner de raison.