ACTE III. SCÈNE X
OÙ le bonheur est le repos, Le vrai bouhenr est le repos j {Catherine, aux premières mesures du chœur précédent, est restée frappée de surprise,)
Catlierine* Mon sommeil dure encore!... et j'entends dans mon rêve Les chansons qu'en Finlande entonnait sur la grève L^ouvrier matinal!...
(Les contrevents qui fermaient la grande croisée du fond sont retirés en dehors^ et Von aperçoit à gauche la maison de Ca^ therine qu'on a vue au premier acte. Au fond^ le village de Wyhorg. Les ouvriers finlandais qu^on a vus au premier acte, vêtus des mêmes habits^ sont groupés comme ils Vêtaient à la première scène.)
Catlierine^ poussant un cri de surprise. Ciel!...
(Cachant sa tête dans ses mains. ^ J'ai cru voir à travers un nuage
Apparaître mon village!
Est-ce une ombre... est-ce limage De ces lieuY^ jadis, Par moi tant chéris!
(Le châssis vitré qui fermait le fond disparaît et les ouvriers entrent en scène.)
Un OllTrier^ s'adressant à Catherine qui s^approche timidément. Eh!... la cantinière^.. tu ne nous verses pas à boire! est-ce que ton baril est à sec?
Un autre* Est-ce qu'il n^y a pas ce matin le petit verre de rhum ou de kirsch pour les charpentiers? TollSy appelant.
Allons donc? Catherine! Catherine!
Catlierlne^ toute troublée.
(La musique reprend.^
Me voici!.., me voici!... {J^ part.) C'est bien moi qu'on
appelle...
{Prenant son baril qu'un ouvrier lui présente.) Et mon baril de rhum... qui m'est reste fidèle!
(Regardant les ouvriers.) Voici bien mes amis?... les voici revenus!
(•^ part avec une expression de joie.)
Mes amis !... (•/^vec douleur) Je croyais que je n'en avais plus î
Tous les OUTrierS^ avec impatience.
Catherine! Catherine!...