SCÈNE IX
TCHÉRÉMÉTKFF, PÉTERS, DANFLOWITZ ; deux aides de camp entrant dans la tente par la porte du fond, pendant que Catherine, qui est en dehors, entre dans la guérite où elle se repose.
TCiiÉRÉMÉTEFF, s’inclinant.
Quoi 1 ces deux offider.s supérieurs qu'on m'annonçait... Qui pouvait s'attendre à une $i brusque arrivée... elle m'a tellement surpris...
PÉTERS
C’est ce que je voulais... mais vous n’êtes pas le seul que je veuille surprendre. Pour vous, comme pour tout le monde, je sui.s le capitaine Péters Jüflchaëloff qui vient vous annoncer que l’armée suédoise...
TCUÉRÉMÉTEFF.
Bat en retraite...
PÉTERS
Doit demain an point du jour tomber sur votre corps d’armée qui, trop avancé, peut être enveloppé.
tchéréméteff.
Permellez-moi d’oser vous dire que de faux rapports vous abusent..
péters, sévèrement.
J’ai vu!... ainsi que Danilowitz, mon nouvel aide dê camp,., que voici...
DAMLOwiTZ, saluant.
Oui, général 1
péters.
Et ce n’est pas !e danger le plus grand.
TCHÉRÉMÉTEFF.
Coqmtent cela ?
PÉTERS
Un esprit de sédition et de révolte règne, dit-on, dans le corps d'armée que vous commandez ; vous en êtes-vous aperçu ?
TCHÉRÉMÉTEFF.
Nullement ! tous mes soldats n’ont que zèle et dévouement pour le czar.
PÉTERS, le regardant.
Ainsi, vous m’en répondez?..,
TCHÉRÉMÉTEFF.
Sur ma tête !
PÉTERS, le regardant toujours. '
J’accepte la caution... mais cela ne m’a pas empêché de prendre mes sûreté.s.
DANILOWITZ.
SI nous prenions d’abord place à table ; je connais M. lé capitaine, il doit mourir de soif.