‹ L'Etoile du Nord, opéra-comique en trois actesChapitre 10 sur 59 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

GRITZENKO, s'élançant sur le théâtre à la tête d\tn

pulk de Kalmouks.

CHOEUR

Personne... entrons

Compagnons, Massacrons et jïillons!

CHANSON. Enfants de l'Ukraine El fils du désert, Hourra Hollaî Le vent nous amène Plus piompls que l'éclair!

Hourra Holia!

Le trépas Suit nos pas Et conduit nos bras.

Hourra !

Salj <îlre ou bit unie N'est pour nous qu'un jeu!

Ma pi|)e s'allume Aux pabis en feu !

De b'ur toit qui croule Et lljmbe à nos yeux.

Dans lu san{]f qui coule

Éhi^nons les feux !

Tout par le fer Lt pour reiifcr.

A nous le butin.

Fille et hou vin I

De Por,

Bc Vov\ Sinon la niorl !

{Au moment où ils s'élancent sur rescalier à gauche, Catherine paraît sur les premières marches , elle porte un costume de devineresse bohémienne , te7iant à la main le tambour de basque, A son aspect, les Tartares reculent et descendent V escalier avec surprise).

CATHEuiNE, sur le S marches de rescalier, RÉCITATIF.

Arrière ! el ln;mblcz à ma voix î Arrière ! el respcelcz mes lois ! Depuis quand, Tarlares de rOkrainc,

Bravez-vous Votre soeur la ma[jicienne El son courroux !

Bénie est cette tcrr«*, Vous foulez la poussière De Wiasla, ma mère, ()uc vous connaissez tous !

Wlasta que l'Ukraine entière Connue une sainte révère !

CHOEUR, à demi-voix.

C'est notre race et noliesano !

C'est merveilleux ! c'est étonnant !

CATHERINE, IcuT montrant samaison.

Sous ce toit, même après sa mort.

Son ombre auguste veille encor, Enlrrz donc ! mais comme amis

En son humble logis !

Malheur à qui peut oublier liCs lois sacrées du foyer !

Anathèmesurson sort, A lui l'opprobre et la mort !

Mais quand notre hôte a respecté Les lois de l'hospitalité,

Le (riaufflc sonne,

La chanson résonne,

El ses soeurs Coutonnciit sa coupe de fleurs !

RONDE [en raccompagnant du tambour de basque.)

il sonne Et résonne. Au rocur il résonne Cet air du pays Par vous compris.

Tra, la, la, la, la, la !

Venez, frères, venez, je veux Lire entre vos mains, votre avenir heureux !

[Prenant la main de Gritzenko qui la lui présente,}

Toi, naguère paysan,

Vois la chance qui t'attend !

Sous un autre étendard,

Dans la g^arde du czar.

Tu vas, bonheur sans égal,

Etre nommé caporal î

[solennellement,)

Si ton glaive toujours défend El le faible et rinnocent î CHOEOK.

O m;jgie !

0 génie !

Tiens, voici ma main, Ué|)onds-nous soudain !

CATHERINE

Il sonne Et résonne.

Au coeur il résonne Cet air du pays Par vous compris.

Tra, la, la, la, la, la !

Venez, frères, vtnrz, j»v(mix Lire en vos mains votre avenir heureux !

Les Tartares reprennent la chanson de Catherine, enriant entr'eux et en dansant autour de Catherine. Celle-ci agite son tambour de basque et se dirige vers le fond. Les Tartares la suivent, elle disparaît en dansant et les Tartares se précipitent sur ses pas. Tous se sontéloignés.

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