‹ L'Etoile du Nord, opéra-comique en trois actesChapitre 9 sur 59 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

Ah 1 que j'ai penr ! ah I que j'ai peur I J'ai tant couru !... je me soulicns à peine I J'ai fant couru... que j'en suis hors d'haleine I El même auprès de vous, mon coeur Palpite encore de frayeur...

Ah ] que j'ai peur ! ah ! que j'ai peur I Ah! ah! ah! ah! ah! que j'ai peur !

(Tout le monde l'entoure,)

Qu'ai-jedit ? quel délire Un iusiant me troubla ?

Je renais !... je respire !

Ptcs de vous me voilà J

— iD —

Votre douce présence,

Banissanl la fiaycur,

A reiidd Pcsj)érance

Et le calme à mon coeur ' -, RÉCIT.

^'t puisque, grâce à vous ma crainte est aparsée. Je pu.s vous due enfin ce qui l'avai t causée Apprenez...

{On entend un roulement de tambours,]

Ah F que j'ai ppur ï que j'ai peur .' '

Ja, ant eouru... I jeme soutiens à peine l J ai tant couru .. qne j'en suis hors d'haki-ne I

JÈ.I même auprès de vous, mon coeur

Palpite encore de frayeur '

Voyez plutôt!... Ah! que j'ai peur !

Ah, ah, ah, ah, ah ! que j'ai peur I G -4 . M. GEORGE.

boit tranquille, je vais savoir par moi-même 'nT7^\\1^'^^^^^^^ ^ ""'"'^'t ''^^^"^^'^ '' relève vivement.

Eh bien? "'"''''""''=•

P( K- Il ,r PR'^scoviA, tremblante.

p, . PÉTERS.

^ est ce que nous verrons.

Ah t vn. ^^f^^^^^NE, se retournant vers lui. Ah ! vous n êtes pas parti ?

n 1 . PÉTERS.

il y a du danger pour vous... je reste C'est bien! ^^^"^^'"^'^ ' ^"^ ^'^'^ant la main.

Tic r. 1 ^^^^^co\i\, continuant.

Ils ont couru d'abord chez les cabarefipr« vr. sans s'occuper de moi, s'est sauvé d%n coté noi'dern^^^ {Regardant George) de celui-ci ! ' ^"^^^ -•'

CATHERINE, lui serrant la main, La ligne droite 1 près de ton fiancé, près de la sœur... pRAscoviA, remontant le théâtre et regardant vers la (jaiiche.

Tenez... tenez... les voyez- vous de loin ! ils viennent de ce coté... que faire?

GEORGE

Nous enfuir 1

PÉTERS, saissisant une hache de charpentier. Non pas... les arrêter!... et je m'en charge!...

CATHERINE, M prenant la main et le regardant. Ah! voilà le regard dont je te parlais, et ta main ne tremble pas! Bien, Pétersl... tu as du cœur... (souî"/a/i^) Mais tu n'as pas le sens commun. Tu vas , avec ta hache , nous faire tous massacrer... à commencer par toi !

PÉTERS, brusquement.

Si cela m'est égal!

CATHERINE, vivement et avec tendresse.

Si ça ne me l'est pas!

PÉTERS, poussant un cri de joie.

Ah! que dis-tu?

GEORGE, regardant vers la gauche.

Les voici t.. . les voici!... Nous sommes perdus !

CATHERINE, qui a aussi remonté vers la gauche. Allons donc, regarde plutôt, ne les reconnais-tu pas?

GEORGE

La peur m'empêche de distinguer.

CATHERINE

Ce sont des Tarlares de l'Ukraine... Je vous sauverai!... mais pas d'armes.

Et quel moyen de défense?

CATHERINE

Je m'en charge!... (à Prascovia et à George leur montrant la maison à gauche). Des verres et des bouteilles. [Prascovia et G:orge s élancent dans la maison à gauche.)

pÉTERs, à Catherine, Mais que veux-tu faire?

CATHEKiNE, 56' dirigeant vers la maison. Gela me regarde.

PÉTERS

Je te suivrai.

CATHERINE, d'un Qcste impératif.

Je te le défends... {elle monte r escalier et disparaît.) PÉTERS, seul, la regardant sortir.

^ Singulière fille ! Mais elle a beau dire... je veillerai sur elle [montrant la droite), et sans nae montrer je resterai là, rien que pour voir comment elle mettra en fuite, à elle seule, les Tartares de Tchéréméteff.

(// disparaît un instant par la droite.

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