PRASCOVIA. CATHERINE
Quinze g^rands jours! à la bonne Quinze grands juurs ! à la bonne [heure. [h«'iirc
Quelle ivresse pour des anianis ! Quel avenir pour des an)aiils !
Voilà nialjfié moi que je pleure, Voilà, joyeuse, qu'elle pleure,
Et que je ris en même temps. Et qu'elle rit en même leujps. Ah! ah! ah! ah! Ah ! ah! ah! ah!
CATHERINE
Mais songez-y bien 1 quinze jours seulement.
PRAscoviA, avec regret.
Pas davantage !
CATHERINE
Il faut bien que George reprenne son poste, et remplace à son tour, son remplaçant !
PRASCOYIA.
Un remplaçant 1... tu espères donc en trouver ?
CATHERINE
Oui.
PRASCOVIA
Je n'en vois pas dans le village !
CATHERINE
Moi ! j'en connais un, à peu près de sa taille, el que n'effraiera pas rhabil militaire I
PRASCOVIA
Mais le bourguemestre 1...
CATHERINE
Je me charge de le séduire et d'obtenir son consentement. Quand à la noce, si je n'étais pas de retour , faites qu'on ne m'attende pas... Je vous rejoindrai...
PRASCOVIA, gaiement.
Plus tard ! — à l'église [l embrassant) , o ma bonne pelite sœur, que de zèle, de dévouement l... qui pourra jamais les payer !
CATHERINE
Le bonheur de mon frère... et le tien : ailieu 1 voici la noce...
[Elle rentre dans la maison à gauche.)
PRASCOVfA.
C'est vrai ! — Mon oncle Reynolds et tous nos amis qui viennent chercher le marié.