SCÈNE III
CATHERINE, NATHALIE, et EKIMONNA, GRITZFNKO,
se promenant et regardant toujours Catherine. CATHERINE, assise aie pied de V arbre.
Ah ! il fait chaud I
NATHALIE, s' adressant à Catherine.
Oui, le métier est rude pour uoe recrue ! le jeune soldat voudrait-il se rafraîchir ?
EKIMONNA.
Du genièvre ou de l'excellente eau-de-vie de Dantzig ?
CATHERINE
A moi 1 (à p art et regardant en souriant les deux vivandières.) Voilà pourtant comme j'étais ! {haut) merci, mesdemoiselles.
NATHALIE
Est-ce la soif qui te manque ?
EKIMONNA.
Ou la caisse militaire qui est à sec ?
CATHERINE, frappant sur son gousset.
C'est possible... la paie est rare dans l'armée moscovite.
NATHALIE
N'est-ce que ça ? .. nous savons faire crédit.
CATHERINE, à part Toujours comme moi !
EKIMONNA.
Surtout aux jolis garçons I
CATHERINE, à par^ Ce n'est plus comme moi !
EKIMONNA.
Je ne demande rien que la préférence !
NATHALIE
Moi de môme et j'ai parlé la première.
CATHERINE, à part et regardant grUzenko. Qu'est-ce qu'il a donc ce caporal... à me regarder ainsi ? est-ce qu'il se douterait do quelque chose ? (à Ekimonna et