SCÈNE III
PIERRE, DANILOWITZ; GRITZENKO, qui pendant ce temps s'est avancé immobile et tout dune pièce, s'arrête devant le czar sans le regarder et en portant la main à son shako.
GRITZENKO, tremblant.
C'est Teuipereur!
PIERRE, à Gritzenko.
Que me veux-tu?
GRITZENKO, avec émotion.
Oui, Sire!...
PIERRE
Qui t'amène?...
GRITZENKO.
Oui, Majesté !
PIERRE
Je te demande ce que tu as à me drie, me comprends-tu?
GRITZENKO,
Non, Ma j esté 1 j'ai trop peur !
PIERRE
Je te défends d'avoir peur ! parle.
GRITZENKO.
Oui, Majesté! {Vivement, et comme un homme qui prend un parti courageux.) Une bande d'ouvriers charpentiers venant des environs de Wilborg, en Finlande, est aux portes du palais, se disant appelée à la nouvelle ville de Saint-Pétersboui^g par le czar Pierre, mon empereur!... {Après avoir respiré,) Voilà, Majesté.
PIERRE, à Danilowitz.
C'est vrai! mes anciens compagnous d'ateliers; je les ai fait venir... {^4 Gritzenko.) Qu'on laisse entrer tous ceux qui viendront de Finlande!
GRITZENKO.
Oui, Majestél
PIERRE, d Danilomitz , Je te dirai plus tard pourquoi et ce qu'ils auront à faire... {Regardant Gritzenko qui est toujours immobile, la main portée au shako.) Eh bien!... que me veux-lu encore? parlel