LA MARQUISE
• Évidemment. Ce n'est pas vous, (a RémoD»a.) Cependant il a du
goût, il Ta prouvé ; il est le premier marchand qui ait eu Tidée de faire asseoir ses clients sur des sièges confortables et qui leur ait offert un biscuit et un verre de malaga. C'était une idée, et avec une idée, à Paris, on fait sa fortune, (a Maanceau.) Je viens de voir dans le jardin votre successeur, flanqué de sa femme, qui a des diamants jusque dans son corset. Je lui ai fait des reproches, à lui; je lui ai dit que sa maison ne vaut pas la vôtre, (a RémoniD.) Il faut venir ici pour vous voir. Àbl vous êtes un joli garçon! On vous écrit, on vous invite, vous ne venez pas.
RÉMONIN.
Le travail I
Maurloeau est allé rejoindre les autres per80Bna|es. LA MARQUISE.
Vous connaissez donc Mauriceau ?
RÉMONIN.
C'est un de mes camarades de jeunesse.
MADAME DE RUMIÈRES.
C'est un type excellent. Quand viendrez -vous passer la soirée avec moi? Ah! mais j'y pense. Je viens de lire vos articles dans la revue; c'est très- intéressant, mais mon journal et mon directeur disent que vous êtes un affreux matérialiste 1 un suppôt de Tenferl
REMONIN.
C'est exagéré.
CATHERINE, entrant, à Mattrieeao.
Tu m'as fait demander?
MAURIOBAU.
Oui. Mais qu'est-ce que tu as? Tu es toute pâlotte.
CATHERINE
Je suis un peu fatiguée. Il m'a fallu causer avec tant de monde, faire tant de saints, répondre à tant de compliments!
MAURICEAU, lai présentant Rémonin.
Je parie que tu ne reconnais pas monsieur ?
CATHERINE, apr&a aTOlr rpffuHA Rémonin.
Non.