‹ L'étrangère: comédie en cinq actesChapitre 30 sur 102 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

MADAME DE RUMIÈRES.

Voilà un adverbe un peu vif.

SEPTftONTS.

Et, en admettant que cela fût, ce sont cboses qui ne regardent pas une femme comme il faut.

MAURIGEAU.

Si cette femme comme il faut aime son mari ?

SEPTMONTS.

Tous savez bien, cher monsieur,* que votre fille ne m^aîme pas. Loin de moi l'idée de le lui reprocher. Uamour ne se commande pas. Mais, pour une raison ou [)Ourune autre, nous sommes mariés; j'ai promis protection à ma femme, et je ne manquerai pas à ma promesse. Ma femme m'a promis, en échange, obéissance et fidélité; je tiens à l'une et à l'autre, à l'obéissance surtout, parce que, la fidélité, je m'en charge. Je vous serai donc très-reconnaissant si vous voulez bien, quand madame de Septmonts reviendra de l'église, lui dire que je tiens absolument, mais absolument, à ce qu'elle rende à mistress Glarkson la visite qu'elle a reçue hier de cette dame. Mistress Glarkson le désire, elle l'a cÀjiHandé, elle m'a réitéré sa demande pendant que je l'accompagnais hier au soir; je ne puis pas le lui refuser, pour des raisons particulières. Une visite reçue dans de certaines conditions peut amener à rendre une visite ; cette visite rendue n'engage plus à rien. Enfin, il faut que cela soit ainsi ; c'est ma volonté expresse. Au revoir, cousine, vous m'excuserez de ne pouvoir rester plus longtemps avec vous, mais je suis attendu, (saluant Rémonia.) Cher monsieur. . . (4 Haariceau). A bientôt, mon cher monsieur Mauriceau.

MAURIGEAU, à Septmonts.

Je ferai entendre raison à Catherine. Mais n'en restez pas là, revenez quand elle sera seule, et que la réconciliation soit complète.

\ SEPTMONTS.

Je ne demande pas mieux, arrangez tout cela avec elle.

n rencontre Gaj«

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