‹ L'étrangère: comédie en cinq actesChapitre 34 sur 102 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

CATHERINE

Soit!

UAURIGEAU.

Tu es folle I

CATHERINE

J'ai tout mon bon sens.

HAURIGBAU.

Tu vois que tout le monde te donne le même conseil que moi.

CATHERINE

C'est possible. Tout le monde a ses raisons ; moi, j'ai les miennes. Elles sont peut-être mauvaises; mais j'y tiens.

MAURIGEAU.

Je t'assure qu'il n'y a rien entre mistress Clarkson et lui.

CATHERINE

Tant mieux pour elle.

HAURICEAU.

Écoute.

CATHERINE

Inutile; je n'irai pas, je n'irai pas, je n'irai pas.

MAURIGEAU, h Rémonin.

Qu'est-ce qu'elle a ? Il y a quelque chose. Quelle raison de se buter ainsi contre un incident sans importance? Est-ce qu'elle aurait vu Gérard hier ?

RÉMONIN.

Je n'en sais rien.

MAURIGEAU.

Il ne manquerait plus que çal C'est un honnête homme. Toi qui le connais, cause avec lui, fais-lui comprendre... Tout cela est bien ennuyeux. Je vais te laisser avec elle. Tâche de savoir ce qu'elle a. A moi, elle ne dira rien. Elle a l'air de m'en vouloir. Je te demande un peu pourquoi 1 Tu viendras me dire le résultat de votre conversation.

RÉMONIN.

Cest cela.

HAURIGEAU*

Nous dînerons ensemble?

RÉMONIN*

Y aura-t-îl une jolie femme ?

MAURIGEAU

Oh! ma foi, non. Au diable les femmes I Si seulement elle avait un enfant ou deux, un garçon et une fille.

RÉMONIN,

Qui, elle?

MAURIGEAU.

Catherine.

RÉHONIN.

Qu*est-ce que ça changerait ?

MAURIGEAU.

Ça changerait que nous pourrions envoyer promener le mari s'il était par trop désagréable. Nous obtiendrions la séparation. Je reprendrais ma fille, à qui le tribunal laisserait ses enfants; nous les élèverions.

RÉHONIN.

Et Tarmorial n'y perdrait rien. Mais nous n'avons pas les petits marquis, les petits comtes.

Alors, patience.

RÉMONIN.

C'est cela.

MAURIGEAU.

Au revoir, Catherine.

CATHERINE

Au revoir, mon père.

MAURIGEAU*

Qu'est-ce que tu as?

CATHERINE

Rien.

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