ACTE QUATRIEME
sacré pour vous que le cachet des vôtres l'a toujours été pour moi.
SEPTMONTS.
Ce n'est pas la même chose.
CATHERINE
Soit 1 Que comptez-vous faire de cette lettre?
SEPTMONTS.
Je n'eu sais rien encore.
CATHERINE
Répondez-moi, je vous prie.
SEPTMONTS,
Ayez un peu de patience, j'en ai bien eu tout à l'heure, moi, avec M. Gérard. Ce n'était pas l'envie qui me manquait de le mettre à la porte. Si je ne l'ai pas fait, si je me suis contenté de le traiter comme le fils d'une ancienne servante...
CATHERINE
Monsieur !
SEPTMONTS, coniinuant.
.., Comme le fils d'une ancîénnne servante doit être traité quand sa mère a été congédiée, car elle a été congédiée par votre père, à cause de la complicité qu'elle prêtait à vos entrevues et à vos amours avec M. Gérard; (Houyement de Catherine.)
bref, si j'ai traité M. Gérard aussi doucement que je l'ai fait, c'est que je voulais avoir d'abord une explication avec vous.
CATHERINE, se dirigeant yen sa chambre.
S'il en est ainsi^ croyez-moi, monsieur, n'ayons pas d'explication.
SEPTMONTS.
Parce que?..
CATHERIN^.
Parce que le jour où nous en aurons une, ce sera tout ce qu'il y aura de plus pénible et de plus humiliant.
SEPTMONTS.
Pour qui ? * X
CATHERINE, 8*arrâtant et le regardant en faee.
Pour VOUS.
J'en cours la chance, parce que je sais comment cela se terminera. Soyez donc assez bonne pour me répondre. Vous êtes la maîtresse de M. Gérard?
GATHEaiNB.
Non, monsieur.
SEPTMONTS.
Mais vous Taimez.
CATHERINE
Oh ! cela, oui, et de toute mon âme
SEPTMONTS.
Et vous prétendez me faire croire?.,
CATHERINE
Je ne prétends rien vous faire croire. Vous m'interrogez, je vous réponds ce qui est.
SEPTMONTS.
Peu importe, du reste! Votre lettre est conçue dans des termes qui n'établissent aucune nuance entre le vraisemblable et le vraj, et cette lettre seule vous constituerait coupable, si nous en arrivions à un procès en séparation.
CATHERINE
Auquel je suis prête.
SEPTMONTS.
Mais que je ne veux pas faire, maintenant du moins.
CATHERINE
Je comprends; mais ce procès que vous ne voulez pas faire, je le ferai, moi.
Non, parce que auparavant, je provoquerais M. Gérard et que je le tuerais.