SCÈNE VI
MAURICEAU, SEPTMONTS.
SEPTMONTS, qui a écrit pendant cette tirade et qui a sonné pendant les derniers mots^ remettant la lettre ao domestique*
Qu'on porte tout de suite cette lettre à M. Clarkson.
Le domestique soH»
HAURIGEAU.
Qu'est-ce que cela signifie ?
SEPTMONTS*
Cela signifie, monsieur, que voire fille se conduit de telle façon qu'un duel et un procès en séparation sont devenus inévitables, quoi que j'aie fait pour les éviter.
MAURICEAU
Pourquoi ce duel ? pourquoi ce procès ? pourquoi ce scandale?
SEPTMONTS.
Parce que mademoiselle Mauriceau a un amant
MAURICEAU
Ce n'est pas vrai.
SEPTMONTS.
La lettre que j'ai le prouve cependant.
MAURICEAU
A qui est adressée cette lettre?
BEPTMONTS.
A M. Gérard. •
lIAURIGEAir.
Gérard n'a cessé d'estimer et de respecter votre femme. Je viens de le voir. Je réponds de lui. C'est le plus honnête homme du monde.
SEPTHONTS.
II fallait lui donner votre Glle alors.
UAURICEAU.
Je regretterai peut-être bientôt de ne pas l'avoir fait. £t cette .ettre condamne Catherine ?
SEPTHONTS.
ElleTaccuse; cela me suffît maintenant.
UAURICEAU.
Et comment cette lettre est-elle entre vos mains ?
SEPTHONTS.
Mademoiselle Mauriceau vous Ta dit : je Tai volée.
MAURIGEAU.
Catherine était en colère; je vous en prie, songez qu'il y va de la réputation de ma fille.
SEPTHONTS.
C'était à elle d*y penser.
HAURIGEAU.
Gérard était un ami d'enfance. Cette lettre n'est pas une faute, ce ne peut être qu'une imprudence.
SEPTHONTS,
Une imprudence se paye.
HAURIGEAU.
Allons ! combien ?
SEPTHONTS.
Oh 1 maintenant, plus cher que vous ne pouvez y mettre !
Il fait on mouTement pour s'élolffoer.
HAURIGEAU, loi barrant le passade.
Réfléchissez à ce que vous allez faire. ^