‹ L'étrangère: comédie en cinq actesChapitre 89 sur 102 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

CATHERINE

Prévenez M. le duc; il n'est pas ici.

LE DOMESTIQUE

Mais M. le duc n'est pas non plus dans son appartement, et M. Clarkson, qui est très-pressé, demande si madame la duchesse sait de quoi il s'agit, et, dans ce cas-là, si elle veut lui faire l'honneur de le recevoir?

CATHERINE, après un moment de réflexion.

Oui, faites entrer M. Clarkson.

Le domesUqtie sort.

GÉRARD

Pourquoi le recevez- vous? C'est le témoin du duc, et, dans les circonstances actuelles...

CATHERINE, réfléchissant.

II demande à me parler... Vous retournez auprès de votre mère?

GÉRARD

Oui,

CATHERINE

Si j'ai quelque chose à vous dire, on vous trouvera là ?

On voit qu*eUe réfléchit de nourean.

GÉRARD

Oui. . , A quoi pensez-vous ?

CATHERINE

A rien. (Loi serrant la main.) Éternellement, n'est-ce pas?

GÉRARD

Éternellement!

CATHERINE, voyant entrer Clarkson.

Allez!

XLARKSON, àCérard.

Ah ! je suis bien aise de vous rencontrer, cher monsieur. — Vous permettez, madame la duchesse, que je ne laisse pas monsieur s'éloigner sans le remercier encore de ce qu'il a fait pour moi ? — J'allais passer chez .vous. J'ai fait, d'après votre

travail, une première expérience, qui me parait bonne. Si Dous réussissons, c'est une fortune pour moi. Il est bien naturel que vous en ayez votre part.

UÉRARD.

Que je refuse, monsieur. J'ai reçu jadis de mistress Clari^sot un service bien autrement important, et ce que je fais pour vous m'acquitte à peine envers elle.

CLARKSON

Oh 1 mistress Ciarkson et moi, ça fait deux. Vous vous acquitterez comme vous l'entendrez avec elle; moi, je m'acquitterai comme je le dois avec vous. Du reste, nous nous reverrons toujours avant mon départ.

Gérard salue après avoir donné la main à Ciarkson et sort.

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