‹ L'étrangère (volume 2)Chapitre 17 sur 93 · LIVRE I. 3l · texte numérisé non relu

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fière. Cependant , silencieux et froid , il n^a plus les élans d^enthousiasme des jours de sa gloire. Ses pensées toujours belles , mais imposantes; ses regards toujours perçans, mais sévères; ses discours toujours élevés, mais calmes 9 ne le présentent plus parmi les humains que comme ces trophées éloquens , bien qu'^immobiles , qui reposent leur pompe passée aux lieux consacrés à la paix.

Tout-à-coup un murmure d^admiration s^est élevé de toutes parts ; une éblouissante beauté vient d^apparaitre aux yeux d^Arthur ; elle a traversé la rotonde ; on se pousse , on se presse autour d'elle ; heureux qui la voit el rapproche ! C'est Izolette de Montolin.

Ravenstel a paru troublé. La voix d'Izolette s'est fait entendre; elle a prononcé son nom ; quelques douces paroles se sont sans

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doute éch^pées de ses lèrres; le comte a du les écouter 9 mais il n^a rien pu leur repondre ; et baissant les yeux , il rougit.

Le sire de Monto^ a réuni les mains du couple charmant , et les presse dans les sien^ nés. Arthur a senti trembler celles d^Izolette ; et le trouble de sa future compagne 'lui a rendu sa fermeté. Il reporte ses regards sur eUe^ et ne peut plus les en détaidber. La belle et brillante héritière du manoir semblait avoir été créée par le ciel pour un temps de fête et de gloire* Son regard aussi vif qu^un trait de Famour était plus dangereux encore; c^étiu^ un rayon de Faurore annonçant un jour de délioes. Ses beaux cheveux noirs 9 relevés à la manière grec* que, et retenus sur sa tête par un simpl^e bouquet de roses y £sdsàient ressortir la blandieur de soo teint d^albàtre. Son sourire est doux et malin, sa taifie élancée et légère^

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