PREFACE DE L EDITEUR. XXV
dence, et réconcilie Phumanite' avec les souffrances de ce bas monde. Le caractère d'Ezilda est un heureux effort de génie. Son courage héroïque, son amour de'voue', son entière abnégation d'elle-m^e, et son inaltérable pieté, sentimens sans bornes dont le oœur seul d'une femme a pu être capable, sont peints en traits de feu, et avec une rare vérité'. Les descriptions du lieu de la scène, dans le midi de la France, sont pittoresques et animées etc. (Préface du traductem*
anglais; Londres, 1822. J.Robens and co. ivy. lam, paternoster row. ) )) Ipsiboéy etc. La popularité du célèbre vicomte d' Arlincourt , est égale en France à celle de Walter Scott
XXVJ PRÉFACE DS L^EDlTKtK.
» parmi dous> et la publication d'un » nouvel ouvrage de ces deux écrivains , )) fait une aussi vive sensation à Paris , )) qu'à Londres. La présente composi- » lion est d'un style plus gai, d'un genre » plus lëger que les précédentes, mais )) elle ne leur est inférieure ni en orîgina- )) litë piquante, ni en vif intérêt.... etc* y> ( New. Monthly magasine. ) »
Toutes les traductions anglaises se trouvent à Londres, chez J.Robens and co. ivy. lam. paternoster row ; et les extraits d'articles que je viens de citer, se trouvent relatés dans le New monthly magasine, et Litlerary Journal
du 1^^ décembre iSaS, N^ XXXVI (i)-
(i) On croira peut-être que les ennemis de M. d'Ar-
t^REFACË DE L EDITBUR. XXVÎj
« La Caroléide, etc. Le vicomte » d'Arlincourt, le célèbre auteur du » Solitaire, du Renégat y et d^Ipsiboé, » vient de publier la troisième édition » de fe Caroléide. Cette élégante et » extraordinaire production , purgëe
lincourt , qu'irrite le moindre éloge de ses Œuvres
dans un Journal français , tolèrent au moins les louan-
ges qui lui sont données par les gazettes étrangères ;
non y ils ne supportent nulle part un hommage rendu
au talent de Fauteur du Solitaire; et dernièrement un
rédacteur d'une feuille parisienne ajant fait un article
fulminant contre M. d'Arlincourt , l'a envoyé , traduit
en anglais, à un confrère de Londres ^ et est parvenu,
à force de peines et d'intrigues, à le faire imprimer
dans une feuille périodique de la Grande-Bretagne.
Un général n'est pas plus heureux après une victoire
remportée sur des étrangers, que le folliculaire fran-
çaîs après la publication de son pamphlet contre le
« talent d'un eompatriote.
txriij PRÉFACE DE l'éditeur.
)) maintenant des défauts qui, autre- D fois, en obscurcissaîent les beautés , a )) obtenu > à Paris, un brillant succès; » et malgré les critiques qui Font dé- )) chirée, les juges les plus éclairés ont ^ )) déclaré que M. le vicomte d'Arlin- » court avait donné un poème épique à » la France.» {Courrier, 8 mars 1824.) Je m'arrête; s'il me fallait reproduire ici tous les éloges qu'ont donnés à M. d'Arlincourt les gazettes de tous les pays, un volume de préface ne suffirait pas; et cette suite de louanges deviendrait fastidieuscfl Je remarquerai seulement, avant de terminer, qu'en pays étrangers , c'est le Renégat j qui, de tous les romans de l'auteur du Solitaire , a généralement produit le plus d'effet*
PRÉFACE DB L^EDITEUR. Xxix
La nouvelle production que nous publions en ce moment^ est peutêtre une des plus remarquables de Fauteur. L'extrême simplicité' de Faction, le peu d'ëvenemens et de personnages qui lient le rëcit, Funite' constante de lieu, la marche rapide du sujet, sont tout-à-fait du goût antique; et pourtant jamais intérêt plus vif, scènes plus déchirantes, amour plus brûlant, morale plus pure, et situations plus pathe'tiqueS;^ ne ressortirent à un aussi haut degré' dans un ouvrage d'imagination.
a Est-ce du romantique ? » demanderont quelques lecteurs. Que répondre
à une pareille question! Grâce à la
manière différente dont chaque personne envisage maintenant Fécole nouvelle, il