Livre iv
j) dit-il y et que ton ame se rassure. Cette )) infortunée mVst bien chère ; mais aucun » sentiment plus tendre que Famitié ne )> nous attache Fun à Fautre. Je nVi jamais » connu Famour; tu peux m^en croire; je te » le jure.
» — Cher Valdebourg ! sMcrie Arthur, que )» ce langage a rassure; mes soupçons aflGreux
» se dissipent Il t^a suffi d'une parole.
» Sensible et généreux ami ! secourons-la.
» Ce jour est le plus beau de ma vie* L'Etran- » gère est justifiée. Tu la connais , tu Fas ju- » gée ; et maintenant qu'^avec tendresse tu » Fas pressée contre ton cœur j tu ne peux )> plus m'ordonner de la fuir.
w — Arthur ! Juste ciel ! que dis-tu !...
)> Mon trouble m'avait fait oublier tu me
»> rappelles à moi-même. Ah malheureux !
)* plus que jamais, je te dirai: Fuis VEtran", » gère ! »
174 L^ÉTRANGÈftE.
Ces mots inattendus ont foudroyé' le comte. « — Ai-je bien compris ! reprend-il }} avec épouvante. Par pitié, Valdebourgi » expliquer-toi!... Serait-elle indigne d^étrc
w aimée ?•*..
» — Indigne d'hêtre aimée ! interrompt le » chef avec Faccent / de la tendresse et de » Fenthousiasme. Ah ! jamais femme sur la » terre n'^eut plus de titres à Fadmiration )) des hommes et plus de droits à leur
)> amour !
» — Eh bien ! qui peut donc s'^opppser?...
„ — Une Carrière insurmontable.
)> — Est-elle?....
)) — ]>Pinterroge pas.
» — Amapte?..**
I» — Non.
,n — Epouse ?
» — Non. - . .
» — En ce cas, libre d^elle-même ?...