LIVRE IV
» — Elle n^est point libre d'être à toi.
» — Valdebourg ! c'en est trop enfin ! Ces )> demi-mots , ces contradictions , ces dé- ^^ tours , ces mystères.*.. Tu te joues de ma h crëdulité , tu te ris de mes souffrances ; et » de quel droit , homme insensible , viens-tu )) te mettre entre deux cœurs ! Crois-tu ce
)» poste sans dangers ! Tremble que mon re-
)) gard , perçant le nuage obscur que tu w épaissis à dessein devant moi , ne découvre » derrière ce voile un fourbe , un déloyal , )) Un traître I,,..
») — Arthur ! interrompt vivement le ba- )) ron, vous ouMiez«.«.
» ■— Je n'oublie rien ! » s'écrie le violent Ravenstel.
Et se précipitant vers l'Etrangère, qui lentement et par degrés revenait aAors à la vie : « -*-- Alaïs! poursuit-il à la hâte, Alaïs, «viens w à mon secours ! >»
rjÔ L^ETRANGBRB*
Sa main est posée sur son glaive ; rirascible jeune homme ^ que jamais rien n^a contenu , voit quHl n'^est plus maître de lui. Un faible reste de raison , un souvenir de sentiment Farrétent un instant encore ; et tandis que ses farouches regards appellent un rival au combat, sa voix implore FEtrangère.
« — ^ Ma bien^aimée j viens à mon aide !
» Dans rétat affreux où je suis , je me sens )> capable de tout.... Oui, le sang, le crime » peut-être.... Alaïs, ouvre les yeux , hâte- » toi ! prononce des paroles de paix à mon » ame déchirée ! Je suis sur le bord de Fa- )) bîme } le sol manque à mes pieds , je tom-
)) be Tu es la seule branche protectrice à
» laquelle je puisse me prendre.,.. Il est en- )) core temps , retiens-moi. » .
Valdebourg s^approche de lui ; il voit à quel point la fureur et la jalousie dominent