LIVRE IV. l
» Arxhur! ta vie m^est chère.... Arrête! ou )) j^expire à tes pieds ! »
A ce cri touchant, à cet aveu arraché par la terreur, Ravenstel demeure immobile. Puis passant son bras autour dVUe, comme menaçant qui oserait la lui arracher , il la serre contre son sein avec une joie frénétique.
(( -^ Ordonne ! dispose d^ Arthur ! »*écrie- )) t-il avec véhémence. Ici-bas je t^accorde » tout, hormis de renoncer à toi.
)) — Eh bien quitte ces lieux ! répond-elle, )) en le repoussant doucement.
» — Te reverrai-je ?
» — Sous trois jours.
)> — Tu me le promets ?
i> — Je te le jure.
)) — Et dans quels lieux ?
» — A la fontaine. »
l86 L^ÉTRAVGSRE.
Elle dit; Valdebourg courroucé a paru vouloir Tinterrompre ; mais Alaïs d^un ton plein de noblesse et de dignité , lui a adressé ces paroles :
« — Je sais ce que vous avez à dire ; je 1» vous entends et c'est assez ; je connais mon n devoir. J^obéirai à sa voix; mais quelles » que soient les lois qu^elle mMmpose ^ Arthur n peut revenir sous trois jours ! je Fai promis, » je le verrai» »
Le comte de Ravenstel a porté la main de TEtrangère à ses lèvres ; pénétré de reconnaissance et enivré d^espoir , il sent circuler dans ses veines une flamme active et brûlante.
<( — Chère Alaïs ! a-t-il repris , je pars, je » te laisse avec lui : il va te parler contre » moi. LYcouteras-lu?
a — Laisse-nous.
» — Encore un mot! et j^obéis. Me par-