‹ L'étrangère (volume 2)Chapitre 69 sur 93 · LIVRE iT. l · texte numérisé non relu

LIVRE iT. l

D cpi se place entre nous aura ma vie ou » moi la sienne ; voilà ma dernière ré— >» ponse! »

Le glaive d^ Arthur est à moitié sorti du fourreau ; il est prêt à frapper Valdebourg.

Alaïs se lève épouvantée*

« — Arthur! ce guerrier^ reprend- elle , ï^ est instruit de» secrets de ma vie ; il fut le » guide de ma jeunesse , il est mon ami, rien )> de plus. Tu tVs lié sans doute avec lui , » puisqu^il accompagne tes pas ; tu dois done » savoir combien il est loyal et sincère } eh » bien ! demandé-lui si nous sommes unis » par d^autres liens que Tamitié; il hait la D feinte et Fartifice. Tu le connais, tu le » croiras.

)i — Je Taimais, s'écrie le bouillaiirt Ar- » tbur ; oui, je Tavoue^ îl me fut cher ; il avait » mon entière confiance. Aujourd'biii tout » est oidîlié. Un étranger qui t'intéresse i

)) garde-toi d'en parler encore. Je ne con~ 'w nais plus Valdebourg.

» — Valdebourg! de qui parles-tu? ré- » pond Alaïs etonnëe.

)) — De lui ! de cet homme sincère ! » dit le comte de Ravenstel avec un sourire mêlé d'ironie et de fureur.

Puis montrant du doigt le baron avec l'expression du mépris : — « Et le voilà donc , » poursuit-il , cet ami vrai , cet être pur qui » hait la feinte et l'artifice !.... C'est un nom » supposé qu'il porte , un nom inconnu à » toi-même; et sa loyauté déguisée..*.

» — C'en est trop! s'écrie Valdebourg, M tirant à son tour son épée : imprudent )> jeune homme ! suis-moi. )>

L'Etrangère se jette entre eux; et saisissant la main d'Arthur avec tendresse et désespoir , elle la presse entre les siennes ; et ces mots sortent de sa bouche. — « Arthur i

Page 1