LIVRE CINQUIÈME
Que le jeune Arthur est à plaindre ! Tourmenté par deux passions tumultueuses , par Pamour et la jalousie, il ne connaît plus le repos , et leurs traits poignans le déchirent. Cest le navire entre deux écueils dont les vents se jouent sur les mers , que tous les rescifs se repoussent , et qui laisse à chaque rocher, le lo;ng de sa route funeste , quelque fragment brisé de lui-même.
Ravenstel ne peut oublier les douces paroles de FEtrangère; elles sont le baume rafraîchissant qui ferme une partie de ses plaies ; il ne se flatte point du bonheur d^étre