‹ L'étrangère (volume 2)Chapitre 83 sur 93 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

ces mots à voix basse : « — Valdebourg ! at- » tends-moi^j^arrive. Périssent mon nom, ma » réputation , ma vie, j ^ consens ; je les sacri- » fie; pourvu que mon glaive f atteigne , que » je voie ton audace éteinte, et que jVntende » sortir de ton cœur palpitant ce ^lugubre et » pesant soupir que suit un éternel silence. »

Le ciel sVt&it obscurci ; les teintes dorées du couchant avaient disparu. Un nuage ora geux s^élevait lentement du Midi. L'atmosphère était brûlante. L'oiseau inquiet rasait la terre y eflFray é de Faspect des cieux. Pas un zéphir ne respirait , pas une feuille n'était agitée; l'ouragan lointain s'était emparé, pour grossir ses tourbillons, de toutes les haleines diverses de la plage , de tous les souilles épars sous la voûte éthérée ; et l'air manquait à la nature.

Aucun murmure confus, aucun grondement sourd n'annonçaient encore de pro-

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