‹ L'étrangère (volume 2)Chapitre 89 sur 93 · LIVRE V. 22l · texte numérisé non relu

LIVRE V. 22l

forfait, envoyent un de leurs affidés le salue^ du nom de frère. Il se représente leur joie; il croit entendre leur rire infernal; et couvrant ses yeux > il s'écrie :

<( — Horrible vision,^ que veux-tu?.* O di- » vinitës infernales ! quoi! déjà je serais des )) vôtres ! »

Mais quelle voix répond à la sienne ? Dieu !

c'est celle de FEtrangère. — « Arthur!

» quels cris affreux ! Vous ici! »

Elle avance, elle est près de lui. La flamme de sa torcÈte éclaire le visage d'Arthur. Elle voit ses traits bouleversés, sa physionomie effrayante, sa main armée d'un fer sanglant, le délire empreint sur squ front; elle recule épouvantée.

a — Alaïsl répond le malheureux en un )> complet égarement. Viens! ton.LéopoId » est ici... Que dis-je ! non, il y était. Il devait

ââ4 L'^ETllÀNGèRE.

» partir avec toi, je Fai fait partir seuL » Femme perfide ! c'est ton ouvrage. • . < Vous )) vouliez me tromper ensemble, et moi je » vous trompe tous deux. »

Puis avec un rire extraordinaire. — « Ce » soir encore , poursuit-il , il te pressait contre w son cœur; mais demain! qui t'embras-

» sera?...

— Arthur ! interrompt FÉtrangère avec » une terreur croissante; que signifient ces )) mots affreux , cette fureur , cette dé- >) menée....? >>

Elle s'appuie contre le rocher. Mais se relevant tout-à-eoup, elle pousse un horrible cri. Sa main a coulé sur du sang; sa blanche tunique en est teinte; et seS/ pieds en sont imprégnés.

« — Juste ciel! a- 1- elle repris. Quel » monstre homicide a frappé?....

» — Ce monstre! c'est moi! crie Arthur.

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