TOME I. i
» me disais-tu, c* est ma sœur! Vivant je Faî )> vu entre nous ; mort il y est plus encore ; » au jour du jugement je Py vois ; dans Té- » ternité, toujours lui. )>
L^Étrangère s'^est relevée j elle regarde autour d^elle avec surprise, et cherche à retrouver ses esprits. Arthur est à genoux devant elle. Tout ce que le malheur , le remords et le désespoir ont de plus déchirant est empreint sur sa pâle figure. « — Alaïs !
)i ne me maudis pas ! sMcrie-t-il , en levant » vers elle ses mains suppliantes. Oh ! par )) pitié regarde-moi ! FEternel t^a déjà ven- » gée.
M — Homme barbare ! répônd-elle ; où » est son corps? Qu'yen as -tu fait? Qu'^est
» devenue sa dépouille mortelle? Oh! si
» dans ton féroce cœur, il reste quelque )) humanité , rends-moi , rends-moi le corps » de mon frère ! »