LIVRE V
Elle dit ; Féclair el la foudre semblent accompagner, sa voix ; la nature est en harmonie avec ses maux et ses pensées. Elle est au pied du roc fatal , et marche le long de la rive; Forage avait fui vers le nord; et, à rhorizon opposé, reparaissait quelque lumière. Alaïs regarde le lac ^ dont la surface
rembrunie était redevenue presque paisible.
Hélas! inutile recherche! aucun corps ne flotte sur Fonde.
(( — Alaïs ! sVcrie Ravenstel.
» — Silence ! >» interrompt FEtrangère avec un geste solennel; c( si jamais je pardonne » la mort de mon frère à son perfide assas- » sin , que ma vie soit éteinte à Finstant , » comme la flamme de cette torche ! >»
Et en achevant ce discours elle jette son flambeau dans le lac. Ueau bouillonne; la clarté funèbre a cessé de luire. Arthur, épuisé par ses souffrances et par la perte de