LIVRE XI
mi les paladins qui raccompagnent est Léo»
pold, son ami d'enfance* h fik <k- due de v Méranie. Philippe doit s'embarquer à Gênes (1); il visite en passant les Etats du père de son frère d'armes; et Agnès a? vu,
d'un balcon royal, défiler le héros français j à la- tête de ses chevaliers r entouré de tons les prestiges de la puissance et de la gloire.
Son admiration s'est accrue; l'image du chef illustre ne s'efface plus de son souvenir. « — Qœl roi! se répétait Agnps. La terre » retentit de son nom , et partout où il se m montre la foule enthousiasmée se préci- » pite à sa rencontre. Les anciens maîtres » de la Grèce se prosternaient avec moins » de respect devant la statue de Jupiter que » les preux devant leur monarque. Quel gé»
(1) fo/estous les htftorienf.
248 L^RA^ÇÈKE.
j» nie ; et quelle <b#3*ué ! Ah ! lorsqu'assis sur *iso© : >s«ge roy^ dans tout l'éclat de sa -* magnificence* il wit presque le monde à
« 'ses pieds, il»£ lui manque d'un dieu
» que Pétprnité. a
. La fortune sourit à ' Philippe ; Agnès se fait raconter, en détail ses hauts faits en Palestine par les guerriers qui en reviennent ; et son imagination, ardente les accroît et les exagère. Il; n'est plus dans l'univers qu'un prince , et .qu?un héros pour elle : c'est l'immortel Philippe- Auguste,
L'étonnante beauté d'Agnès avait attiré à ses pieds les monarques les plus puissans.
Epris de ses charmes , l'empereur Othon de
Saxe, le duc de Souabe, le comte de Champagne et plusieurs souverains d'Italie avaient sollicité sa main. Insensible à leurs hommages , elle a rejeté leurs vœux,.