LIVRE ONZIÈME
Le grand mystère est enfin connu ; PÉtrangère est Agnès de Meranie ; mais qui donc est la captive de Karency?... Bien des evénemens et des secrets restent encore à expliquer. Quelques mots vont tout éclaircir.
Agnès, fille de Berthold, duc de Meranie (1), avait atteint seize printemps lorsque Philippe- Auguste et Richard Cœur-de-Lion se croisèrent pour la Palestine. Agnès, à la
(i) Les États du duc Berthold se composaient de la Meranie ou Moravie , de la Carjnthie , de la Bohême et du marquisat d'Istrie.
cour de son père , entendait parler chaque jour des triomphes du roi de France. La renommée portait au loin le bruit de sa gloire ; et mille récits merveilleux immortalisaient le grand homme. Philippe était jeune , beau , vaillant et digne de ses hauts destins. Comblé de tous les dons du ciel , il édUpsait ^ous ses rivaux; Gâtait FAJetde de la France y c'était l'Apollon de Lutèce,
La princesse de Weranie , enthousiasmée des exploite de Philippe, ne voyait riea daua& Funivecs qui pût lui êlra comparé, ««-~Qjufil » sort fortuné ! disait-elle , attend Fépouse » d'un tel prince L.... Être souveraine de » Franoq! être syméfe <h\ héros de FEurope!
» Ah ! c'est toop de bonheur et de gloire » pour * une simple mortelle!.... » Et la belle Agnès soupirait.
Le roi part pour la Terre -Sainte; et par-