LIVRE XU 25 i
)> écoute ; veuillez m'aecorder votre attenv tioii ; je puis dissiper vos chagrins.
» — r Mes chagrins ! que voulez-vous dire i » — - Princesse ! un héros valeureux, je le
» sais , a su charmer votre grande ame. Il » est en e§ki , de tous les princes de la » terre, le seul qui soit digne de vous ; et si » vous le désirez fortement , noble fille de » Charlemagne (i) ! vous serez l'épouse de * Philippe.
» — Moi h... sa compagne est choisie.
» — N'importe , vous serez la sienne.
» — Et par quels moyens ?....
» — B vous svjffira de le vouloir.
» — Mais.....
» — Confiez, -moi vos destinées, et vqus » serez reine de France.
(i) Agnès de Méranie comptait Charlemagne parmi ses aïeux. Fïgtt*U>usles historiens.
m — Reine de France ! et je vous devrais » ce titre!.... Je ne puis croire à vos paroles. » Quelle étrange puissance vous croyez- » vous!... Et, pour vous confier ma destinée, » qu'aurais-je à faire ?
» — Peu de chose. Je ne vous demande » que votre autorisation solennelle , une mè- » che de vos cheveux , une bague et votre » portrait. »
La princesse de Méranie , vive et imprudente , a semblé d'abord étonnée.... Mais ce que Vanaubry demande lui paraît de fort peu de conséquence; rien n'est blâmable d'ailleurs en son désir; des princesses d'une famille moins illustre que la sienne ont occupé le trône de France. La curiosité, l'orgueil, l'ambition parlent avec force à son ame ; elle est entraînée malgré elle. Jeune et sans expérience, elle accepte sans réflexion Fétrange offre du nécromant. L'ordre solen-