‹ L'étrangèreChapitre 109 sur 161 · LIVRE XI · texte numérisé non relu

LIVRE XI

nel qu'il exige est prononcé; la mèche de cheveux est remise ; la bague et le portrait sont donnés. *

Agnès , jusqu'à cette fatale époque , avait été pure et sans tache ; ce n'était point le feu de l'amour qu'elle ressentait pour Philippe, c'était l'élan de l'enthousiasme qui portait son ame élevée vers tout ce qui lui semblait grand; sa bienfaisance et ses vertus surpassaient encore ses charmes; elle était l'orgueil de son père.

Le sire de Vanaubry l'a quittée. Agnès réfléchit à l'entretien de l'homme bizarre qui se croit capable de l'asseoir au trône de France. Quels moyens va-t-il employer pour réussir en ses projets ? Elle a tout approuvé et tout ratifié d'avance Ciel! une effroyable lumière vient éclairer soudain son esprit.... Le sire de Vanaubry, en recevant

de sa main ses cheveux , sa bague et son pt>r* trait ^ Parait regardée avec une expression de malignité perfide qui ne présageait rien d'heureux* Son rire était sardonique; et sur son visage sombre et Sinistre avah brillé* tel qu'un éclair * une sorte de joie sataiiique. Dieu! si les esprits des ténèbres étaient lès agens autorisés par elle* qui allaient par d 7 pniques voies lui préparer la couronne!.... Si son hymen arec Phffippe d*rena* ™e œ** vre de Penfer!... Si elle a confié ses destins aux démons et s'est associée à leurs crimes!... Agnès pâlit et frissonné} elle vêtit rétracter son ordre f et retirer' à Pinstant même les gages qu'elle a concédés ; elle veut reprendre sa bague 1 redemander ses chèreiix et séh portrait $ ihaii hélas ! Vananbry a disparu ; on le cherché en vain de tous côtés.. * II était parti pour la France en sort*»* (te palofe d'Agnès.

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