‹ L'étrangèreChapitre 126 sur 161 · livre xr · texte numérisé non relu

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le nom de Valdeboiirg , il coule des jours paisibles; et sa retraite silencieuse rend par degrés le calme à son ame.

Son projet , en s'établissant près du lac de Mon toi in, n'était point d'entretenir des relations avec sa sœur : non ? il s'est promis de ne jamais se présenter à elle; il sent que sa vue renouvellerait les douleurs d'Agnès , et que l'aspect de la proscrite déchirerait aussi son cœur; mais chaque jour il aura de /ses nouvelles ; il saura l'état où elle est ; et , sans approcher de Karencyvil \eillera sur ses destins.

L'aumonier du monarque français quitte aussi Paris et la cour. La permission d'aller résider à l'abb^yç, de Saint-Ir,énée, qui tient au lieu de sa naissance, est la seule récompense qu'il demande de ses longs services ; le roi la lui accorde , et y ajoute d'autres

faveurs ; il agrandit ses domaines , le revêt de pouvoirs extraordinaires , et lui concède comme chef du monastère de Sain t-Irénée une autorité presque souveraine sur .les contrées environnantes. Léopold aimait le prieur, ils se retrouvent à Montolin; et le digne, abbé y a promis au noble guerrier de ne jamais révéler en Bretagne ses premiers destins et son nom.

Valdebourg cependant n'a pu vivre entièrement ignoré. Philippe connaît sa demeure ; et , p ^ des messages secrets , par

des lettres, par des présens , il cherche à lui prouver que l'amitié des rois peut quelquefois être constante. Le canton de Saint-Irénée a reconnu facilement que le baron de Valdebourg était un personnage illustre.

Le prieur , à peine installé dans son cloître, a couru au castel d'Agnès; mais les portes en sont fermées. Nulle personne

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