‹ L'étrangèreChapitre 137 sur 161 · TOME II. ai · texte numérisé non relu

TOME II. ai

» m'abandonne point! qu'ai-je fait pour que » tu me repousses?.... h'ai-je pas été ton » premier amour ? je ne m'exprimais point » comme toi , je ne le pouvais pas , je ne te » devais pas; tu parlais plus.... j'aimais au- » tant. Que tes yeux se tournent vers Alaïs ! » dussent-ils exprimer la haine , oh ! par )> pitié , regarde-moi ! »

La douleur étouffé ses accens. Elle tord ses mains et ses bras dans son angoisse inexprimable. Arthur pousse un gémissement plaintif, ouvre languissamment sa paupière, jette un regard rapide sur Agnès , le porte ensuite vers le ciel , et , se tournant du côté d'Izolette , referme son œil expirant?.

Un profond silence a suivi les derniers

mots d'Agnès de longs sanglots d'Izolette

interrompent ce calme funèbre ; la princesse, égarée , se lève, la regarde d'abord avec compassion, puis avec courroux et dédain.

LIVRB XII. 323*

* — Tu pleures encore î. . . . lui dit-elle.

» Tu n'as donc pas versé toutes tes larmes , » toi? Et de quel droit veilles-tu près de » lui?.... qui t'a placée là? que fais-tu ici?.... » C'est à celle qui sut aimer davantage à » recueillir * son dernier soufflera l'accoin- » p^gher au tombeau. J'ai les yeux ^secs > ii moi k.... l^isse-ntius. . ; \ •., .

V ,— Le laisser!...; je suis son épouse, ré- » pondlzolëtte irritée, Seule, ici v je suis à » ma place y princesse! êtes^woils <à la vôtre ! » Je ne sais si vous avez aimé plus, je, suis » sûre que j'ai aimé mieux. » >

Les membres d'Arthur , en ce moment , s'étendent avec ,un trertiblement .ponvufcif. « **— Izolette ! *, a dit le mourant , et son accent est un reproche. ^ » ' - k -r* H. n'est donp muet que pour nwi!...

» s'écrie Agnès d'une voix déchirante ; U n'a i> qu'un seul nom sur sesjèvres l..«,et le mien

ai*

» il est oublié. Lui dont l'ame $i expansive » avait jadis tant de paroles pour m 'enlacer » de sa tendresse ! il n'a plus un mot à me » dire. »

Elle n'a pu continuer* Jadis elle s'effrayait des violences d'Arthur, maintenant c'est de sa tranquillité qu'elle s'épouvante ; que ne donnerait-elle pas pour qu'il jetât des cris forcenés , pour qu'il se livrât à quelque transport impétueux; la preuve de sa fin prochaine , c'est son cahne et son apathie.

« — Il n'est mmet que pour moi feule!....

» répète-t-elle du même accent. .. n'importe ! » Dieu puissant, qu'il vive !... oui, qu'à vive...

» pour elle ou pour d'autres i Que ma

» prière le sauve, et toutes les douleurs h de ma vje seront rachetées par* ce mo- » meut. *>

Soudain elle voit son portrait sûr la

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