LIVRE XII
couche de Ravenstel. Agnès le saisit avec fureur , le jette à ses pieds et le brise.
« — Talisman des enfers I dit-eUe , tu Tas » touche.*, tu Tas tué. Partout les horreurs » t'ont suivi. »
Arthur soulève sa tête défaillante : « — Pîrin- » cesse! » dit l'infortuné.......
( , — Princesse!. .. interrompt l'Etrangère, » comme réveillée en sursaut par le son » d'un tocsin funèbre. Barbare ! c'est assez !.. » c'est tout. Pas un mot de plus!....... ou
» j'expire. *
Elle marche à grands pas autour de l'enceinte funèbre ; le désordre le plus complet règne à la fols dans ses mouvemen* et dans ses pensées.
h — . L'air est embrasé, s'écrie-t-ellé , il » suffoque Arthur...., il rétouffe, »
Elle ouvre la croisée donnant sur le lac.
Une brise rafraîchissante agitait les fleurs du
bocage; et les haleines du vallon étaient
pures et parfumées.
« — (Test ici, dit-elle à voix basse , qu'il » jura de m'aimer toujours. Il était là... âmes » genoux; je l'entends encore qui me crie :, » Venge de tes premiers beaux jours ne t'a » délaissée qu'un instant} Il revient , il » i f amène Arthur. O mon bien aimé ! mon » Arthur ! l'ange de mes premiers . beaux » jours, où est-il? qu'a-t-il fait de toi'! »
Izolette a vu sur les traits du comte l'effet de ces cruelles paroles ; elle court vers l'Etrangère. « — Silence! au nom du ciel! dit » la vierge , vous : achevez de le tuer.
» -r- J'achève/.... »*a répété, Agnès, avec épouvante et courroux. Puis se reprenant, et d'un ton plus calme : tr r>- Femme I éloigne- » toi !.... je .me tais. »
Elle v aperçoit près du lit la coupe de son père; elle lui rappelle la scène de la fon-