ÉPILOGUE. 34i
sent F éclat de ses charmes ; et il veut qu'à la cour de France nulle beauté n'égale la sienne. Il ne la considère point comme veuve, il prétend qu'elle n'apoint été épouse. Le suzerain , avide de dignités , voit , en espérance , • sa fille au plus haut degré des grandeurs. Il lui reproche sa tristesse , et lu a défendu la plainte.
Léopold est auprès d'Agnès; le prieur de Saint-Irénée ne la quitte point ; Guillaume des Barres lui est dévoué ; et ces trois généreux amis , cachant au public une partie de ses secrets , expliquent sa disparition du fort et son retour à Karency, de manière à in téresser tous les cœurs , à la faire aimer davantage.
Sa«conduite entière est justifiée : sa vie est offerte sans tache, Déjà, depuis son jugement , les habitans de la province , exaltés par la scène du tribunal, ne parlaient plus
34b l'étrangère.
•d'elle qu'avec enthousiasme ; maintenant ils la divinisent. Son tendre intérêt pour Arthur, sa résignation dans ses maux, sa retraite après son exil , tout en elle a paru sublime \ le peuple en son amour comme en ses haines est toujours au-delà des bornes.
La princesse a retardé son départ pour Lutèce \ elle n'a point voulu tromper Philippe-Auguste \ elle lui a écrit elle-même , et lui -a tracé en détail le récit des nombreux événemens qui ont suivi son arrivée à sa prison , et sa retraite à Montolin. Elle lui a peint l'amour qu'elle a ressenti pour Àrthur r et veut paraître coupable à ses jeux pour qu'il renonce à elle ; ce n'est point le sceptre qu'elle désire 7 c'est le repos , le bannissement et l'oubli. Il n'est, qu'une grâce qu'elle implore de son époux , c'est que la comtesse de Réthel, loin d'être punie de son dévoue-