‹ L'étrangèreChapitre 150 sur 161 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

ce que peut souffrir son ame ;. la plupart n'ont jamais aimé.

Les jours fuient; et la reine se flatte en secret que sa lettre aura changé les déterminations de Philippe, ou que le pontife romain aura mis de nouveaux obstacles k leur rapprochement. Vaines espérances! le jour même de Parrivée du sénéchal à Paris , un écrit du chef de l'Eglise était venu autoriser le roi de France à reprendre pour épouse la princesse de Méranie ; et Guillaume a atténué l'effet de la lettre d'Agnès en commentant toutes ses lignes , et *en lè$*F donnant un autre sens. Guillaume a phig d'un motif qui le porte k désirer le nouveau couronnement de la fille de Bertholdj I#>lette suivra la reine y et peut-être il pourra devenir un jour son époux. Guillaume a*~ tribue à un pieux renoncement aux grafr-* deurs le désir d'Agnès de rester proscrite' ;

35a l'étrangère. l

il fait entendre au monarque, et se l'est persuadé à lui-même, qu'elle emploie comme moyen pour y réussir un faux aveu d'erreurs et de fautes. Philippe croit aveuglément aux discours de son frère d'armes ; le prieur de Saint-Irçnée , qui par les conseils de Léopold avait accompagné Guillaume , vante l'ame pure d^ Agnès ; et le langage persuasif des deux chefs a redoublé l'amour du roi pour sa malheureuse compagne.

Un messager royal arrive à Karency ;

Agnès ouvre en tremblant ses dépêches

Comme rpi , Philippe est .fier de remettre sur le; trône €#lle que les , souverains de l'Europe réunis en avaient voulu chasser pour toujours; comme époux, Philippe, plus tendre .que jamais, la redemande avec les paroles de l'amour; et, pour récompenser la comtesse de Réthel de son dévouement,

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