EPILOGUE
« Descends des deux, ô douce paix !
» Plus de discorde ! plus de guerre !
» Etc. »
Dieu! que sa voix est changée. Ce sont les mêmes paroles et le même air qu'autrefois., et pourtant que de différences ! ce n'est plus . un chant de victoire , c'est un cantique funéraire. Ses souvenirs se sont comme imprégnés dans ses accens; et lorsqu'elle arrive à ces mots ,
« Ah ! les grâces et les amours
v Pour patrie ont choisi la France , »
ses accords deviennent si tristes qu ? ils ressemblent aux psalmodies se.répondant près des sépulcres. Sa lyre échappe de ses mains., ce ne sont plus que des sanglots qui notent
ses derniers accens.
La reine quitte son siège; et, pour la première, fois depuis une époque terrible , elle a marché d'un pas rapide. Parvenue
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près de son amie qu'entoure une foule alarmée, elle lui serre vivement la main ; et , les preux s 1 étant écartés avec respect, « — Chère » et sensible Izolette ! lui dit-elle a voix » basse ; je t'ai comprime , j'en suis sûre : jadis
h tu lui chantas cet hymne.
» — Oui, répond la vierge accablée, le
» premier jour que je le vis.
« — Demain.... seule.... a repris la reine,
» je veux le chanter avec toi. »
Les courtisans qui observent Agnès ne peuvent expliquer âa tristesse, et s'effrayent des symptômes alarmant qui paraissent an-
iioncér sa fin prochaine. EBe remorrte' au trône ; et loin de remercier le ciel de son rappel glorieux à la cour de Philippe , efle déplore son triomphe, et^ dans ses traits
défigurés, né montre que lé désespoir. Ceux qui l'entourent rie se forment huite idée de