‹ L'étrangèreChapitre 68 sur 161 · LIVRE VIII . l · texte numérisé non relu

LIVRE VIII . l

fière. Est-elle heure^e ? Non» sajjs doute; mais elle est jeune, belle, aimante, elle compte sur Favenir.

Qlburge s'est hasardé de reparaître deyant Arthur; il s'avance et n'ose parler.

« — Approchez! lui dit Ravenstel, je fus » autrefois votre élève , et ne puis oublier » vos soins. Places, richesses, pensions, que » désirez - vous ? répondez ! yous, aurez » tout...;..; mais loin de moi. .< •

» — -Gomte Arthur! lui répond Clburge > » daignez m'entendre! Vous «tes PiainAe- » nant plusUranquille , et......

„ — Tranquille ! interrompt , ktavenstel ,

» .. avec urcrire sardonique, .vous avez, raison,

» je le, suis;, mais à la façon de. ces centrées

m où le .fléau de l'épidémie a .passé. . .'. . «. . i les

n champs : ri^ortuaires . sont calmes ; w* feu

» qui s'éteintiést, paisible. ? ■

i48 L 1 ETEANOEafi. %

ê — Arthur! permet Ute - moi quelles » mots.

» — Non , Olburge ! Je n'ai que tîrôp long- » temps prêté l'oreille à vos paroles et à vos >► préceptes ; j'en ai assez t rètirez^vou^. Je ii sais où mènent vos doctrines sèfcheâ et » arides; vous en avez rempli mon ame* » qu'en résulte- 1~ il? Bile est vidé. J'ai » marché d'erreurs eu errent* , et ou en

a suis-je? Vous le vo^ez* Ah! pou* le

» bonheur de l'humanité} n* formez* plus » d'élèves ! Il a fallu un dieu pour créer la » terre , il le faut ehcoré àffnôr veut y vivre.

» — Arthur ! vous repousses la rài6diu~*...

» — Non ; ma» e'œS votas que je Repousse.

» Entre nous s'élève un fantôme, il a la i* fairoe d'un rocher s et tc'est le pio de l'hp- •»' roicide. .♦..♦♦.** Le seaq de cette image est * fclair ; vous , qui savez tout défini* v vous » m'en épargnerez l^3qjiieatk>*~<

. M?w via. i49

» t-t- Comte! voja$^i^eiwe»m6p4qtoit...?

» — Olburge , il n' whi ri&p 4e pénible

» ni pour Pun ni pour l'autre. Pourquoi

*>v#fj* êfceft-vpw «fcajrgé de mon edatca-

* tiw,? iWW ainaesar dtf bteas? ypu* « au^ ; au - 40à **én*e d* «ro* *?p4r t>?Wee** M^i! qpfti-TJe fo?so*n 4# for- ? t*ine {!...».... Ma tomfô* n'est pft> biej* loi»» » Voyez a fflF la rive Joi^takre t pettp .çabwt » ap jboHL 49 lac; ejh IwnJ «Ue est déserte a^jourdftu^. .♦..,.. je vais rae^er H'auWl P Iwletlez rÉtrajagftre, jzoAettp* Àrtjuir, il? a» auront uji destin-... quelconque, Lequel?

• i»e irpu$ eji iofwroez .point. îQuêb* * kw » boxeur ,*pe fws impwfte. C'est vpu# quj /> *w >teut ftQvfaih ejt F/œ#y,re**eïa «tigre » 4e l\*^wr. y$us.jêlp9,ap but.**,.^. $>?*& tjrfeta. #e {teftrcz d&Qrpiapp à ffioi jqwç 4> tipjwpe fr.cicm* ^w ne so»t j^* A$et L^.

1ÔÔ L^ÉtRAWGiRE. •

'Arthur quitte Olburge à cesttiots : ce -fat leur dernier entretien.

Mais un grand événement vient étonner la> contrée. Une troupe de -guerriers est sur les. rives du lac de Montolin f ils se rendent ail eastel ; et leur chef est le grand sénéchal du royaume , le fameux Guillaume des Barres , surnommé V Achille français.

Tout est en rumeur au manoir. Le sire dé Montolin , ravi de recevoir en sa demeure Pami de Philippe-Auguste y lui fait 1» accueil le pjus brillant. L'élite des chevaliers français accompagne le- sénéchal. Guillaume présente au châtelain le sire de Nesle, le vicomte de Melun, Mathieu de Montmorency , Barthélémy de Roye, le sire de Cé&cy, le comté de Sàint-Pôl, Odon de» Sully, Amaury de Chartres , le sire dé Fougères, le vicomte de Donges , Olivier dç Pont- Château 1 , et

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plusieurs autres bannerets tous illustrés par leur naissance et célèbres par leurs exploits.

Pourquoi cette visite au castel ? Que viennent faire en ces parages le sénéchal et son escorte ? Où vont-ils ? Quels sont leurs projets?. Le sire de Montolin a eu un entretien secret avec le comte des Barres ; et Fiipportante mission lui a été révélée.

La fille de Waldemar-Je-Grand, Isamberge venait de mourir; et Philippe-Auguste, maître enfin de suivre les mouvemens de son cœur , rappelait au trône Agnès de Mëranie. Un envoyé dW rang éminent, récemment parti de Paris, sollicitait en ce moment à la cour de Rome lé consentement du saint pontife. L'adhésion paraissait certaine. Le roi Pattendait chaque jour; et , trop impatient* peut-être, il envoyait prér

1&2 L'éflkAlttèuE. ,

xtnk Agnès de sa prochaine <dé&vf>fiii£e.

Cependant un profond secret , mais seulement pour quelques jours, était ewcwe Indispensable. Philipp^Àuguste^meniacé jusque sur $e& frotniètek dfc ses États , patr tas artftée$ jaunies du mônëurque anglais Jon*sate-Teire -, de l 1 etf*pèrear Othon de Saxe, de$<ttrtrttes de Ffewidue et de Botâognfe^, « de plusieurs autres prirtoefc tttâfédéfés *, croyait devoir ménager Rome; en consétjtténce, avant de reprendre pour épouse oette Agnes de Bféranie excommuniée par fe po«Éfe, ««use a«trefeis,par se» hy«m, de tarit de scandale et de troubles * il avait cm s*ge ? et prudent de consulter le chef de ^Église $ «et la France ignorait emeere ries tiesseîits cachés de soto maître.

A ptof»e mrrivé au castel de Montolin^ Guillaume *kes Bardes a fait partir le sirène ïfasle *peor te fort de Karency. Ce iwfele

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messager tknt remettre une lettre de Philippe- Auguste à la belle Agnès «de Méranie, «ert: lui demander mue audience poser le grand -sénéchal* GniBaume espère «pie, le lendeîmaiïi même^ il pourra entretenir la reine.

Le sire de Nesle est de retour. llnkpu voir la princesse, mais il lui a fait parvenir ilécrit du trot. Agnès , lui int-on dit» a perdu l\tsage de «es sens , après Savoir (parcourue. La BowvèHe inattendue de son rappel au 4rône a zbonileversé ses esprit ; <et, dans le «désordre affreux où ette est plongée, ette est hors dVrtatde recevoir Le grand sénéchal. Il lui fa&t » dit-elle , huit jours de repos pow *e renaeètr e *de son trouble ; ^Ue oae sa** pas si «elle oassesitira <à remonter sur le gffWld théâtre «du raoade aparàs le rôk ^de y a joué; et «ette ignore si elle se sentira la forée 4e offrir de nouveau le front ceint du rdi&idéme vdevaut ,1e même peuple qui Ta, ,banr-

nie. Pendant huit jours elle implorera le ciel pour qu'il lui dicte sa conduite , pour qu'il l'éclairé et qu'il l'inspire. Agnès, à la neuvième aurore , attendra le grand sénéchal , et lui déclarera elle-même ce qu'aura décidé son cdeur.

Philippe-Auguste, en envoyant l'élite de ses chevaliers au devant de sa compagne chérie ,• avait voulu effacer l'humiliation passée de là proscrite, en environnant son retour du noble éclat de la grandeur et du prestige de la gloire; mais le retard de la réponse du pontife nécessitant quelque délai, il fallait à ses compagnons d'armes ufte demeure solitaire peu éloignée de Karency, d'où ils pussent conférer secrètement avec la reine, et attendre la permission de publier hautement le triomphe d'Agnès , absous te par le saint pontife. Le castel deMontd-

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