OBSERVATIONS SUR LES DIFFÉRENTES SIGNIFICATIONS DE LA LIGNE COURBE
La ligne courbe n’est pas un signe d’articulation, en d’autres termes, on ne détache pas la dernière des notes qu'elle surmonte :
1° Quand elle ne sert, comme on le voit dans d’anciennes éditions, qu'à prescrire un legato sans limite précise ou le retour de celui-ci après un staccato.
2° Quand elle accompagne le chiffre qui surmonte un triolet, un quintolet, un sextolet, ete., 3° Quand elle désigne une simple alternance des mains :
md.
4° Quand elle embrasse une succession de groupes similaires dont il suffit d’accentuer la 1ère note :
La courbe est un signe d'articulation, autrement dit, impose un détaché de la dernière note qu’elle surmonte :
1° Quand, il va sans dire, cette dernière note est surmontée d’un point ou suivie d’un silence.,
2° Quand la dernière note, surmontée ou non d’un point, suivie ou non d’un silence, est la dernière d’un coulé, ou de ses dérivés :
4° Quand, enfin, la dernière note est celle d’un dessin A,A, d’un rythme ou phrase B :
Observons ici que la courbe servant comme dans l’exemple ci-dessus de liaison rythmique, c’est-à-dire au Phraser, peut, à l'occasion, surmonter des suites de notes entremélées de staccati ou de silences, soit écrits, soit sous-entendus et forcés, comme à la portée inféricure dans l'exemple 40. On ne doit donc pas confondre le phraser avec l'articulation, car, bien que tous deux soient compatibles, le premier concerne la perception des divisions (purases) de la période musicale, tandis que
la seconde est Purement mécanique. Comme conclusion pratique, consultons pour les différentes applications de la courbe, les éditions instructives des classiques, entre autres de Mozart et de Beethoven,
LA DYNAMIQUE Avec la dynamique, ou le contrôle de l'intensité variable des 80ns, nous entrons dans le domaine de l'expression ! avec ses sources d'émotion et sa large part d’individualité, ?
La science n’ayant Pas encore découvert le secret de mesurer le poids du son, ce sera le maximum de la force possédé par l'exécutant qui lui permettra d'en déduire des degrés proportionnels de moindre intensité: en d’autres termes: ce sera au moyen de son f personnel qu’il établira son j, son mf, son p, son pp.
Pour bien ménager ses degrés dynamiques, on les appliquera à une formule quelconque de 5 notes legato et des deux mains dans l’ordre suivant :
+ 1° F,pp,p, mf, ff, 2° F, J, mf, p, pr.
Puis quand on possèdera une somme de force suffisante, on joindra à ces degrés un fff et un PP?.
Appliqués à une note répétée de près par un même doigt, surtout par le 4ème et le 5ème, ces dynamiques en accroîtront singulièrement la force concentrée et, par là même, le contrôle des nuances de la sonorité.