APPLICATION DES DEGRÉS OU PLANS DYNAMIQUES
On ne saurait, sans monotonie, jouer un morceau uniformément p ou f du commencement à la fin, C’est pourquoi
1 Bien que Sr RNA e en outre des modifications de la sonorité, le mouvement et ses altérations, le mot expression, (du latin ezpremere, ex hors, Primere, presser), coïncide heureusement, dit Germer, avec celui de pression qui est relatif au toucher legato.
? Qui se révèle chez l'exécutant par son tempérament, sa sensibilité, la qualité de son toucher,
le compositeur, après avoir fixé une dynamique initiale, — plus souvent p où mf que pp ou f— pourvoit ensuite À des contrastes de sonorité plus ou moins fréquents.
Il est cependant des contrastes non toujours indiqués et que nous osons signaler en les indiquant, sans proportion d'intensité précise. Ainsi jouerait-on f:
1° Un court prélude précédant l’entrée d’une mélodie
comme les 2 mesures d'introduction à la lère des « Chansons sans Paroles » de Mendelssohn,
2° La réponse et les répercussions du sujet dans la fugue,
8° Le prélude, les répliques ou les ritournelles dans l’accompasnement d'un chanteur, d’un violoniste, etc.,
4° # d’abord, puis de plus eu plus fort, les répétitions
insistantes d’un dessin mélodique ou rythmique comme à A BC.
On jouerait p:
1° La reprise d’une période me la première dans « La Chasse » des « Scènes de la Forêt » de Schumann,
2° Un passage soudainement introduit dans une tonalité éloignée, comme celui en sol bémol dans la cantilène en Fa de la 1ère Novellette de Schumann.
3° La répétition, notes Pour notes, d’un dessin, d’une phrase précédemment f. Voyez les échos dans le retour final du thème de la Sérénade en Ré mineur de Schubert transcrite par Liszt.