‹ L'étude de la littérature du piano [microforme]Chapitre 25 sur 30 · LES PÉDALES DU PIANO · texte numérisé non relu

LES PÉDALES DU PIANO

La pédale improprement appelée forte; et que nous appellerons simplement LA PÉDALE, produit, en éloignant les étouffoirs des cordes, trois effets simultanés :

1° Une prolongation du son indépendamment de la tenue des notes par les doigts.

2° Un embellissement du son principal par des résonnances engendrées par lui ct auxquelles on donne le nom d’'harmoniques.

3° Un allègement des touches par la suppression des étouffoirs.

Avec ces trois effets inséparables, la pédale donne lieu à deux emplois : l’un qui est indispensable et l’autre désirable.

La pédale est indispensable : 1° Pour donner à certaines notes toute la durée qu’elles doivent avoir, mais qu’un déplacement forcé de la main ne permet pas de leur donner, de sorte que la main joue staccato, tandis que la pédale joue legato, comme on peut le voir dans les deux exemples suivants:

PE

| 2° Pour permettre en même temps d'utiliser la force 1 d’impulsion du geste :

3° Pour dispenser de la tenue de toutes les notes d'accords arpégés d'une trop grande étendue pour les petites mains, et tels qu'on en voit à 1n 7ème page du ler mouvement de la Sonate op. 53 de Becthoven.

4° Pour l’enchaînement, autrement impossible par le doigter, de certaines suites d'intervalles ou d'accords :

La pédale est désirable

1° Pour embellir l'enchaînement des notes des accords brisés, une suite d'accords plaqués d'une même harmonie, que ces accords soient répétés à l'unisson ou à différentes octaves, à l’état direct ou renversé.

2° Pour embellir séparément ure suite d'accords d'une harmonie différente et parcillement les notes les plus longues d'une mélodie et leur donnes, à l'oc casion, des effets de sons enflés.

le cst encore désirable, bien qu'à un moindre der " dans certaines conditions le ébrato des instiuments à cordes,

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