‹ L'étude de la littérature du piano [microforme]Chapitre 3 sur 30 · REPRODUCTION DU TEXTE MUSICAL AU CLAVIER · texte numérisé non relu

REPRODUCTION DU TEXTE MUSICAL AU CLAVIER

Nous travaiuons trop vite et perdons notre temps en vaines répétitions avec les mémes hésitations et les mêmes erreurs inconsciertes dont la correction, occupant une bonne partie de la leçon suivante, enlève à celle-ci sa raison d’être.

Seul un travail patient et méthodique, par lequel on s’assurerait tout d'abord de la maîtrise du texte musical, hâterait nos progrès cn nous évitant des répétitions superflues, en nous permettant aussi d'aborder, sans retard, des compositions relativement difficiles,

Pour procéder sûrement dans une première étude qui, jugée nécessaire par le maître, se bornerait à la simple reproduction de la note, ! on observerait les conditions suivantes : *travail par courts fragments, lenteur d'un Premier mouvement, emploi uniforme du toucher legato, fermeté soutenue dans la pression de la touche, étude séparée des passages les plus dificiles.

LE TRAVAIL PAR COURTS FRAGMENTS comprendrait un dessin, une phrase, tout au plus une période qui ne dépasserait pas 8 mesures, #

1 Sans les ornements: frille, gruppello, mordants, ete., (voyez « l'interprÉtauon »), cause fréquente d’hésitation sur la position de la note dans a mesure,

? Plus ou moi

rigoureusement appliquées selon les aptitude: de l'élève, le progrès réalisé, la nature de “omposition.

3 Les S premières mesures de la . nate en La, (thème e: vuriations\ de Mozart forment une période i n deux phrases, rythmes où membres, chaque phrase con‘ient trois dessins dont deux d’une mesure et le troisième de de mesures. Comme la phraséologie de la musique symétrique est étrangère à la fugue, le maître désignera dans celle-ci les n.-sures à étudier séparément

On ctudiera ces fragments Partie par partie en commen Sant par celle ou celles confites à la main gauche, à moins qu'une partie, comme à l'exemple 4, ne soit divisée entre les deux mains,

LA LENTEUR D'un PREMIER MOUVEMENT, devant prévenir dès le début toute erreur, toute hésitation même, correspondra à 60 du métronome, soit la seconde, pour telle fraction de temps prescrite par le maître, et, quand chaque partie, étudiée séparément, sera sue Par cœur, on réunira toutes les parties aux deux mains, puis, après en avoir maîtrisé l'ensemble, on en accroîtra la vitesse jusqu'à la limite fixée par le maître, en se basant sur l'échelle métronomique en tête de chacun des exemples ou dessins ci-dessous, lesquels nous montrent tout ensemble ce qu'on doit entendre par fragments, Parties et par l'ordre de leur étude :

con J'te hat )d d 7,

L'EMPLOI UNIFORME pu TOUCHER LEGATO,Ou pression de la touche, fera tout d’abord négliger saccati ct silences, de sorte qu’une mesure comme À se jouerait comme à B :

On joindra au toucher legato la tenue temporaire de toutes les notes des accords brisés et, au besoin, de telles notes pouvant servir d'appui à la main pour éviter une déviation des doigts dans leurs extensions, leurs contractions, leur pas-

sage.

LA FERMETÉ SOUTENUE DANS LA PRESSION DE LA TOUCHE, avec toute la force qu’on possède dans les fléchisseurs des doigts, sera maintenue, autant que possible, jusqu’à la dernière limite de vitesse que demandera l'interprétation du mor” ceau, afin d’avoir une réserve de force pour les passages brillants et de bravoure, comme pour le contrôle des doigts dans les pianissimo. Par cette discipline préliminaire, appliquée plus tard aux Passages leggiero, comme au 3me Prélude de Chopin, au 5me Prélude dans le « Clavecin bien tempéré », l'effet produit par la chute des doigts n’en sera que plus net, plus délicat et perlé,

L’ÉTUDE SÉPARÉE DES PASSAGES DIFFICILES, après avoir été commencée dans les conditions ci-dessus de lenteur et de force, peut être complétée avec succès au moyen d’arrêts sur

certaines notes fortement accentuées, à la façon des étapes dans les variantes 2, 8, 5, 6 ci-dessous !

1 Ce procédé peut être également appliqué à des mesures contenant

des divisions ternaires mêlées à des division les confondre, on s'arréterait sur la premi

8 binaires, et, pour éviter de ère note de chacune d'elles.

S le procédé ci-dessus ne suffit pas; si on éprouve, par exemple, en jouent dans le mouvement, une défaillance aux dernières notes d’un trait exceptionnellement long ou compliqué, on travaillerait ce trait comme suit :

1° A 60 du métronome Pour une fraction de temps, Ê, mezzo legato avec une attaque d’aussi haut que possible.

2° À 60 pour un temps, legato, p et crescendo molto et molto rallentendo.

3° Dans le mouvement, legato, p, crescendo molto et senza rallentando.

4° Dans le mouvement sempre ff et répété G fois de suite.

S'il y a défaillance à la 6me répétition, c’est que le travail n'aurait pas été conforme à toutes les conditions ci-dessus ou que le nombre de répétitions aurait été insuffisant.

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