CONSEILS SUPPLÉMENTAIRES
Il arrive fréquemment qu’un passage, maîtrisé in veille, laisse encore à ‘isirer le lendemain; il suffit ordinairement d'appliquer de nouveau à ce passage la discipline ci-dessus pour le maîtriser définitivement.
Il arrive que dans l’ensemble de deux parties — dont une à chaque main, comme à la 1re des Études de Cramer ou aux dernières mesures du 3me Prélude de Chopin — une partie, bien que maîtrisée séparément, laisse encore à désirer, il suffit alors de jouer cette partie F et l’autre pp pour obtenir, après quelques répétitions, un parfait ensemble.
Pour jouer également deux notes contre trois, on divisera chacune des premières par trois et chacune des secondes par deux, puis on comptera les gros chiffres tout haut et les petits mentalement :
3 notes, MD. 1 23 45 6] 23 45 #,ete.
2 notes, |M.G. 1 2:34 F0—123456 6 etc.
2 notes, fM.D. 1 ?:4 F0—12346 6 etc.
3 notes, |M.G. 1 13454—1:3 #5 ‘,etc.
Quant aux autres combinaisons de rythmes, qui ne saursient trouver place ici, on les apprendrait séparément par cœur, puis on les réunirait, en accentuant les notes coïncidantes ou en jouant f la partie hésitante, tandis que l’autre serait jouée pp.
Quand il se présente des notes dont la distance demande un déplacement de la main, on évitera de tomber à faux en joignant tout d’abord, au déplacement de la main, des doigts très écartés, ainsi qu’une articulation distincte de celui qui doit atteindre la note, (aller, pour ainsi dire, la chercher), et celle-ci une fois atteinte, en s’y cramponnant par un fenuto fortement accentué.
La tendance à jouer constamment la main droite après la main gauche doit être corrigée de bonne heure en comptant tout haut et avec le métronome, si possible.
LA FIXITÉ RÉSISTANTE des doigts étant indispensable pour le staccato des doubles notes, entre autres des octaves, on préparera celles qui devront s’exécuter ainsi plus tard en faisant glisser la main tout d’une pièce solide d’une note à l’autre à la manière du glissando ordinaire.
Les formules suivantes pourront servir à l'application de ce procédé préparatoire :
La résistance des doigts, comme soudés à la main, permettra à celle-ci de ricocher d'une note à l’autre comme une balle élastique, sous l'impulsion de l'avant-bras et grâce à la liberté passive du poignet, de sorte qu’une même impulsion, suivie d’un minimum d'effort ct renouvelée au moment opportun, suffira pour le staccato de toute une succession de doubles notes.