‹ L'étude de la littérature du piano [microforme]Chapitre 7 sur 30 · ADAGIO MODERATO ALLEGRO · texte numérisé non relu

ADAGIO MODERATO ALLEGRO

Quand la note principale est pointée, le gruppetto se traduit comme suit :

LE GRUPPETTO RENVERSÉ commence par la note accessoire inférieure, et s'écrit maintenant en toutes notes :

LE TRILLE commence par la note principale pour se terminer p:r un quintolet :

On omet à volonté le qguintolet qui termine la forme du trille ci-dessus en doubiant la valeur de la note initiale; les compositeurs avant Beethoven obtenaient le même résultot en commençant le trilie par la note accessoire supérieure :

et depuis, Chopin a présenté cette note accessoire sous forme d’acciacature A, en la comprenant légèrement accentuée B, dans le gruppetto renversé :

par la note accessoire supérieure :

or mm

ES

Succession de gruppetto ascendants tenant lieu du trille dans un mouvement très vif :

Enchaînements de trilles descendants

Trilles courts (demi-trilles) descendants dans un mouvement très vif :

Trilles accompagnant une mélodie, (extraits des Études de Cramer, édition Bulow.) :

LE TRAIT D'UNION, représenté par une suite de petites notes plus où moins nombreuses, relie deux notes d’une mélodie comme ornement délicat, une sorte d'eflorescence de la première ou note principale.

Voyez les deux premiers traits d'union sur Si bémol, puis sur Sol dans le sostenuto du ler Impromptu de Chopin.

Pour la distribution mesurée des notes dans les traits d'union ou autres traits en petites notes dans la musique de Cho: in, voyez les révisions œuvres de ce maître par Hermann Scholtz, Hlindworth, Friedheim, etc.

L'AcCoRD ARPÉGÉ fait partie des ornements quand il contribue au relief d’une mélodie, soit que l'accord ne dépasse pas l'étendue de l'octave, comme à la première phrase de l’Adagio de la Sonate, op. 13 de Hummel, soit, autrement, comme dans le Nocturne op. 23, No 4 de Schumann ou dans l'introduction de « La Fileuse » de Rafï. :

L'accord arpégé est encore un ornement quand il souligne un accord de début ou d’apogée, comme dans la 1re des Études de Cramer, un ncint d'orgue, un accord final et fréquemment aussi l'accord précédent,

L'accord arpégé n’est plus un ornement quand son arpège nous est imposé par l'étendue d'harmonies hors de l'étendue de la main et sans intérêt mélodique, tels les accords arpégés à la main gauche dans le 10me Prélude de Chopin, ac-ords dont une main d’étendue suffisante pourrait jouer toutes les notes simultanément sans nuire à leur effet. Aussi doiton éviter d’accentuer, comme Y sont portées les petites mains, la note supérieure de ces accords arpégés par nécessité.

On arpège un accord des deux mains ensemble et vivement :

Ce mode d’arpège convient le plus souvent à des accords de courte durée,

1 Dans sa révision de ce dernier morccau, Adolphe Henselt a joint avec raison Je signe de l’arpège à tous les accords, les moins comme les plus étendus.

Rs

On arpège d’une main et vivement, tandis que l’autre Plaque l'accord A ct B.

PC

Cette manière d’arpéger un accord étant en quelque sorte plus expressive que la précédente, permet, comme à l'exemple ci-dessus, de faire participer la durée des notes de l’arpège à celles de l'accord, surtout dans les, rallentando :

et en particulier au rallentando d’une cadence finale avec l’enchaînement voulu des accords :

Qu paëValion

Il arrive parfois que le compositeur néglige d'étendre le signe de l'arpège aux deux portées; on peut cependant présumer que son intention était de le faire quand il s'agit d’accords largement exécutés comme celui par lequel débute la première des Etudes de Cramer. Voyez l'édition de ces Études revisées par Bulow,

L'accincature que répète la note inférieure d'un accord arpégé n'est pas comprise dans sa durée

Chopin Intignilat

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