L'ARTICULATION
L'articulation s'entend ici des divisions introduites dans l'enchaînement fondamental des sons par le legato, divisions qui consistent en notes plus où moins détachées, ou disposées par groupes que délimite un are de cercle, et correspondant aux suites de notes par un même coup d’archet au violon, une seule émission de vent prolongé sur le haut-bois, le cor, ete,
On articule fréquemr ent au piano par le geste où mouvements très libres imprimés à la main par l'avant-bras et la souplesse passive du poignet; mouvements que nous désignerons ci-après par jet ou chute, sclon qu'il y a impulsion ou non, et retrait de la main. ‘
EXEMPLES D’ARTICULATIONS PAR LE GESTE 1° Jet ou chute de la main alternant avec son retrait :
plasculiarime
Sacealo
On voit par l'exemple ci-dessus que le point du staccato n'enlève à la note que la moitié de sa valeur ; on ne doit donc Pas exagérer ce saccato en le confondant avec le slaccatissimo par le point allongé dans la mesure suivante, lequel correspond au pizzicato des instruments à cordes.
2° Chute plus ou moins lourde de la main avec demi-résistance du poignet et tout près des touches, tenue des notes par le poids de l’avart-bras, retrait de la main aux courts silences qui suivent :
Ce mode d'artieulation que nous appelons mezzo staccato, s'sppalle aussi parfois pcrlando, portamento non legulo et représente, avec un éger accent et dans un mouvement modéré, comme un soulignement de la note,
3° Jei ou chute de la main, sur la première note du coulé, et le retrait de la main, commencé sur la 2de note, comme en caressant la touche, s'achève au silence :
daliow
nte une incise correspondant soit À un monosyllabe comme loi, sur, ete., soit à un dissyllabe terminé par un e muet comme mère,
femme, etc.
Le point sur la première note des 1re et 2e mesure est 1\ tout juste pour empêcher de confondre le coulé avec une liaison.
4° Jet suivi du retrait de la main, afin de permettre à celle-ci de rebondir ou ricocher, particulièrement de la note brève à la longue A, B, en donnant à cette dernière sa pleine valeur ainsi qu’un accent par une résistance soudaine des doigts et du poignet.
La courbe sur les groupes ci-dessus ne doit pas | les coulés de l'exemple précédent, mais nterprétée de tout wroupe qui doit être distinctement artieul la brève : -t
faire confondre avec otnme un signe abrégé
Aussi, sauf quand ogiature comme dans l'Étude op, 25, No 5 de Chopin, ou quand | ri t marquée d'un accent, où encore quand elle fait partie d'une « ® notes uniformement legato, la manière d'articuler, comme à la portée ::férieure de l'exemple ci-dessous, se pratique-t-elle en dépit des liaisons rythmiques, comme à la portée supérieure du même exemple et qui n'a rien de commun avec un leg'uo d'ailleurs impossible ici,
Voycz les premières mesures du Grave de la «Sonate Pathétique » de Beethoven et la note marginale par Bulow dans l'édition Schirmer, la Mazurka en mi bémol de Leschetizki, l& partie de la main droite dans le 3me Prélude de Chopin, le dé‘rut de la Polonaise, op. 26, No 1, édition Peters.
5° Jet ou chute de la main sur la première note, puis legato des notes suivantes et retrait de la main après la dernière note :