TRAITEMENT
Le traitement du scotome scintillant comporte d’une part le traitement de l'accès et d'autre part le traitement prophylactique de la cause productrice [lorsque l’on est arrivé à la connaitre.
Pour l'accès on a essayé de mille remèdes pour l’abréger, sans grand succès. |
M. Dianoux recommande Le décubitus dorsal, avec la tête dans une position déclive analogue à celle que l'on donne aux malades atteints de syncope. Cependant nous avons vu des malades pris de leur accès à cheval ou en voiture, sans que leur crise eût une durée plus longue que lorsqu'ils pouvaient s’allonger comme nous le leur avions recommandé.
Nous avons obtenu un meilleur résultat avec le traitement préconisé par le D' Meyer, en faisant prendre aux malades un peu d'eau de mélisse ou d’alcool, et aussi en cherchant à provoquer la transpiration par l'absorption du thé très chaud et alcoolisé. ;
Nous avons vu aussi le scotome scintillant disparaître presque subitement par la pulvérisation d’eau de Cologne au visage, ou l'envoi d'air frais au moyen d'un éventail.
Le D' Meyer a vu également les inhalations de nitrite d'’amyle abréger les crises.
Cependant, on ne saurait se fier à quelques suc-
Por
cès, Car nous croyons avoir suffisamment montré combien les crises diffèrent d'aspect et de durée; et quand un accès semble abrégé sous l'influence du traitement, c'est peut-être qu’il en eût été ainsi même en l'absence de tout soin.
Piorry croyait éviter, par ces moyens, eten mettant les yeux au repos, la migraine consécutive au scotome ; il est probable qu’il avait alors affaire à des cas de scotome scintillant pur qu’il confondait avec la migraine ophtalmique.
Le médecin conseillera toutefois ces divers remèdes plus pour leur effet moral que dans l'espoir d’en tirer grand profit au point de vue de l’abréviation des crises.
Le traitement prophylactique a une toute autre importance. Les malades qui sont le plus sujets au scotome scintillant sont, comme nous l'avons vu, des neurasthéniques, des anémiques, des arthritiques et des dyspeptiques. Chez eux la moindre cause additionnelle de fatigue, menstrues chez les femmes, émotion, veilles, travail exagéré chez les hommes peuvent déterminer l’éclosion d’un accès.
I faut donc surveiller tout particulièrement l'hygiène des malades et leur indiquer soigneusement le régime qu’ils doivent suivre, régime où le repos et l'exercice seront combinés puisque leur excès est aussi fatal dans un sens que dans l’autre aux névropathes.
Nous insisterons tout particulièrement sur le bon fonctionnement des voies digestives, surtout auprès des femmes. Nous avons justement présentes à l'esprit les observations de deux jeunes femmes, sujettes au sco-