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MALADIES PESTILENTIELLES EXOTIQUES

Choléra, peste, fièvre jaune. — « Maladies pestilentielles exotiques », tel est le terme sous lequel notre éminent collègue M. le Dr A. Fauvel a désigné, dans un certain nombre de travaux récents le choléra, la peste, la fièvre jaune, etc., contre lesquelles l'Europe doit prendre des mesures prophylactiques, tant chez elle qu'aux pays d'origine ou de passage. Nous ne

pouvons ici rappeler le fonctionnement de notre service sanitaire maritime, organisé par M. Fauvel ; les nombreux rapports qu'il présente chaque année à ce sujet, ainsi que notre collègue M. le Dr Proust, au Comité consultatif d'hygiène publique de France et que reproduit le Recueil des travaux de ce Comité, doivent être consultés par tous ceux qui veulent se rendre compte du soin et des ménagements avec lesquels les mesures prophylactiques sont prises et surveillées. Récemment, M. Fauvel a dû, devant l'Institut, défendre notre régime quarantenaire attaqué par M. Ferdinand de Lesseps. {Les quarantaines à Suez, par MM. de Lesseps et Fauvel, Académie des sciences, 1882), et il a dans cette circonstance fait de nouveau ressortir l'importance de ces mesures et montré comment presque chaque année, et notamment à l'occasion de la dernière épidémie de choléra en Arabie et en Egypte, elles préservent complètement notre littoral. Dans plusieurs mémoires insérés dans la Revue d'hygiène (1879, 1880), M. Fauvel a de plus montré de quelles mesures complémentaires, les institutions de police sanitaire internationale sont susceptibles afin d'être en harmonie avec les progrès delà prophylaxie ; il convient de faire, en les suivant de près, de nouvelles recherches sur l'élément figuré ou non auquel les maladies pestilentielles exotiques doivent leur propriété contagieuse et d'étudier aussi les circonstances loca.'es et individuelles qui font obstacle à leur développement ou qui favorisent leur propagation. En outre, la désinfection doit êire appliquée aux provenances maritimes ; M. Fauvel a lu, dans les séances des 21 février, 18 mars, 2 et 16 mai 1881, un rapport sur ce sujet au Comité consultatif d'hygiène publique, en réponse à une demande de M. le ministre du commerce « afin de soumettre à une revision complète les procédés de désinfection appliqués jusqu'à ce jour en France aux provenances maritimes, en vue de déterminer les modifications qu'il conviendrait d'y introduire, conformément aux progrès de la science et aux enseignements de la pratique dans tous les pays ».

M. Fauvel, au nom de la commission spécialement nommée (1), résume ainsi qu'il suit son rapport adopté par le Comité dans la séance du 7 novembre 1881 (2) :

De l'examen critique auquel nous venons de nous livrer, il nous paraît résulter que certains des procédés pratiqués dans nos

(1) Cette commission se composait de MM. Wurtz, président ; Chatin, Girard, Jacquot, Legouest, Proust, Quentin, Rochard et Fau\el, rapporteur.

(2) Pour tout ce qui concerne la désinfection, voir le chapitre VII et le Traité des désinfectants et de la désinfection, de M. le Dr Vallin (Paris, G. Masson, 1882).

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