‹ L'etude et les progrès de l'hygiène en FranceChapitre 11 sur 174 · L. — Préau couvert contenant le · texte numérisé non relu

L. — Préau couvert contenant le

gymnase.

M. — Cabinets d'aisances sous

l'œil des maitres.

Premier étage. — Le bâtiment sur la rue est occupé par l'instituteur ou l'institutrice. — L'emplacement des passages H, couverts à faible pente, procure des baies de ventilation pour le préau couvert.

L'emplacement du passage G est occupé par l'escalier conduisant au 2roo étage.

Le surplus a les mêmes destinations qu'aurez-de-chaussée.

Deuxième étage. — L'emplacement des classes K est occupé tant par la salle de dessin que par l'atelier des travaux manuels pour les garçons, de couture pour les filles.

Le surplus des bâtiments ne monte pas.

mine la ventilation pendant l'hiver; une petite chaudière additionnelle la détermine pendant l'été. La dépense de ces deux services réunis serait de S, 000 francs, soit environ 8 francs par élève.

Dans la cour de récréation, les bâtiments et les murs sont disposés de façon à permettre tout au long la culture de plantes grimpantes et de quelques autres plantes servant à l'enseignement.

Là même où cela serait possible, j'envisagerais les toits des cabinets d'aisance garnis de vignes-vierges, d'aristoloches, etc., les metlant, l'été, à l'abri du soleil, disposition qui permet de ne pas se préoccuper de l'orientation au point de vue des rayons solaires.

Il ne faut pas, en effet, perdre de vue que les solutions qui résultent de combinaisons ou d'appar< ils relativement coûteux, tels que les stores dont je parlais tout à l'heure, mais qui, ainsi, permettent d'écarter, dans une certaine mesure, les conditions d'orientation, que ces solutions, dis-je. peuvent, d'une manière absolue, représenter une économie, en ce qu'elles simplifient la disposition des constructions et permettent un plus facile usage des terrains dont on peut disposer.

« Le prix de revient de la construction complète de ce projet est évalué à 637,000 francs, soit presque 1 ,0u0 francs par élève. »

Le programme de construction imposé par le ministère de l'instruction publique constitue un progrès rée! ; les hygiénistes français voudraient, toutefois, qu'il soit moins exclusif. Ils trouvent que certains détails de construction, tels que la forme à donner au plafond, la hauteur des fenêtres au-dessus du sol, etc., pourraient, dans certains cas, être avantageusement modifiés au point de vue de l'hygiène, et ils estiment que certaines écoles, construites ou projetées clans ces dernières années, sont aussi bonnes que celles qui ont été, cette année, exposées au Trocadéro, sinon meilleures.

Il pourra, dans certains cas, être bon, pour les écoles de hameau et aussi pour les salles d'écoles qui seraient construites dans les grandes usines, employant des enfants, d'adopter le type d'école volante, facilement démontable dont nous donnons le dessin ci-dessous, grâce à l'obligeance de son inventeur, notre collègue de la Société de médecine publique, M. O. André. Toutes les prescriptions réglementaires y sont observées en ce qui concerne tout particulièrement l'éclairage et l'aération. La figure 15 indique la disposition de cette école qui rappelle le type réalisé à Saint-Denis (fig. 17). On remarquera aussi qu'il est possible d'employer successivement cette même construction scolaire dans plusieurs communes en attendant la création d'écoles nouvelles ou de transformations des locaux anciens.

Les plafonds ici sont inclinés. Ils le sont aussi dans l'école que notre autre collègue, M. Laynaud, a construite à Saint- Denis et dont nous donnons ci-après deux figures : le plan général de l'école et la coupe d'une classe (fig. 16 et 17).

CONSTRUCTIONS SCOLAIRES

La description complète de cette école a été donnée par M. Laynaud lui-même à la Société de médecine publique dans

Fig. 15. — Ecole démontable, système de M. 0. André.

la séance, du 23 novembre 1881(1). Nous empruntons aussi au Traité d'hygiène scolaire de M. Riant une figure indiquant le système de chauffage et de ventilation de cette école (fig. 18). Cette figure a été mise gracieusement à notre disposition par l'éditeur de ce traité, M G. Hachette.

Dans une école que notre collègue, l'ingénieur Tollet, doit élever dans le 20e arrondissement, pour 1,110 enfants, et dont nous donnons ci-dessous un croquis (fig. 19) on peut voir que le plafond a la forme ogivale, bien connue de tous ceux qui suivent les travaux de M. Tollet; cette forme assure un cube d'air maximum pour la même surface desparois de la classe; elle augmente d'un 5e la ration d'air d'une même classe ayant un plafond horizontal. Chaque élève aura 7 mètres cubes d'air tout en occupant lm, 20 de superficie; de plus, la surface vitrée éclairante sera de 0m, 42 par élève.

Dans ce projet que M. Tollet commence à exécuter dans le 20e arrondissement, les écoles sont distribuées en deux bâtiments parallèles à un seul étage- comble élevé de 9 mètres audessus du sol. Les classes occupent la partie supérieure et leurs planchers couvriront les préaux de plein pied avec les cours ; les appareils de chauffage et de ventilation sont situés dans les préaux couverts et permettront de fournir, dans chaque salle de plus de 1,000 mètres cubes, un renouvellement de 1,500 mètres cubes par heure d'air pur à 16°.

Il nous serait facile de multiplier les exemples de construc-

(1) Voy. Bulletin de la Société, t. IV, p. 302, el Revue d'hygiène,

Echelle.

3o Mètres.

Fig. 16. — Plan d'ensemble des Écoles à jour unilatéral conslr lites au cours Ragot à Saint-Denis, par M. Laynaud, architecte. (Voir la légende ci-coiHre,p.27).

CONSTRUCTIONS SCOLAIRES

Echelle,

ôl'létres

Fig. 17. — Coupe dune cks;e des Ecoles à jour unilatéral du cours Ragot à Saint-Denis. — M. Laynaud, architecte.

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